g. Le poids de l'Asie dans les relations internationales (1945-1960')

Chronologie indicative :

1945 : Occupation du Japon par les États-Unis.

Occupation de la Corée par l'U.R.S.S. et les États-Unis.

1946 : Réformes démocratiques au Japon.

Indépendance des Philippines.

Évacuation de l'Iran par la Grande-Bretagne et l'U.R.S.S. Reprise du conflit entre nationalistes et soviétiques en Chine.

Début de la guerre d'Indochine.

1948 : Retrait des troupes américaines et soviétiques de Corée formation de deux États séparés.

1949 : Proclamation de la République Populaire de Chine.

Création de la Chine nationaliste : Taïwan.

1950-1951 : Début de la Guerre de Corée.

1951 : Traités entre le Japon et les États-Unis. ANZUS (Alliance Australie Nouvelle-Zélande États-Unis). Entrée de la Turquie dans l'O.T.A.N.

Renversement du Shah et nationalisation du pétrole iranien

1953 : Restauration du Shah. Armistice en Corée.

1954 : Dien-Bien Phu et accords de Genève.

Création de 1'O.T.A.S.E. (Organisation du Traité de l'Asie du Sud-Est).

1955 : Conférence de Bandung. Pacte de Bagdad[1].

1956 : Crise de Suez.

1963 : Rupture entre les partis communistes de Chine et d' U.R.S.S

Chute du gouvernement de Diem au Vietnam du sud.

 

    Il s’agit d’un sujet posé au baccalauréat. Le libellé indique que « le Moyen-Orient fait partie du sujet ». Ce qui pourrait laisser entendre que le Proche-Orient (Israël) ne l’est pas. Mais alors pourquoi donner l’entrée de la Turquie dans l’OTAN ? De plus, la chronologie n’indique pas l’indépendance de l’Inde et du Pakistan. Omission coupable. enfin, la date de 1963 (rupture Chine-URSS) n'offre guère d'intérêt pour le sujet, en tous cas dans ses limites chronologiques.


Intro : l'originalité de l'Asie

    L’Asie n’est ni l’Amérique latine ni l’Afrique. Au sortir de la guerre, les pays d’Amérique latine sont pratiquement tous indépendants (révolution bolivarienne de 1823 et ses suites) et sous la coupe des États-Unis. L’Afrique reste un continent largement colonisé et malgré des évènements sanglants (Sétif, 1945 en Algérie, Madagascar, 1947, etc…) reste sous la domination européenne. Son heure sonnera plus tard (si l’on omet l'Égypte des années 50’). L’Asie a des civilisations puissantes : perse en Iran, chinoise[2], qui n’ont jamais été colonisées. C’est un continent en pleine ébullition depuis le Meïji japonais (1867), la révolution républicaine chinoise (1911), la révolution soviétique (au-delà de la Russie d’Europe, tout le reste de l’URSS est en Asie…). Il faut dire la richesse du continent en pétrole mais aussi en autres matières premières, et dire également que depuis la route des Indes, jalousement protégée par l’Angleterre au XIX° siècle, l’Asie dispose de détroits et de voies maritimes qui hantent les nuits des militaires anglo-saxons. Tout cela donne à l’Asie un poids considérable dans les relations internationales.

    Après avoir esquissé un tableau de l’Asie au sortir de la guerre (Ière partie), on verra la place de l’Asie dans les R.I. au double point de vue des relations Est-Ouest et des relations Nord-Sud comme on ne disait pas encore (II° partie).

 

I.

L'ASIE DANS LE MONDE APRÈS-GUERRE

 

    L’Asie est une donnée statistique en quelque sorte mais en 1945, elle est aussi voire surtout une « dynamique » accélérée par les conséquences de la 2° guerre mondiale.

A.    UN CONTINENT QUI "PÈSE LOURD":

1.      Des civilisations anciennes.

    Les civilisations chinoise, coréenne et japonaise portent des traditions très lourdes, sources d’un nationalisme qui s’accommode mal de la soumission. Il en va de même de l’Iran, qui n’est pas arabe mais perse, et qui a adopté la même religion que les Arabes mais sous sa forme chiite et non pas sunnite, reflet de sa volonté de distinction. L’Inde, le monde indien a été colonisé par l’Anglais. Là encore des signes de la présence de l’occupant sont sensibles : la langue anglaise est la langue d’unité nationale mais avec Gandhi et le parti du Congrès nombreux sont ceux qui brandissent le drapeau de l’indépendance.

2.      Démographie.

    Soit l’exemple de la Chine. En 1945, elle compte presque 500 millions d’hommes. Les Occidentaux l’ont forcée à s’ouvrir au commerce puis l’ont partagée en zones d’influence. Le potentiel est considérable. Le monde indien est une autre masse d’hommes. Le centre de gravité démographique de la planète se trouve en Asie du sud-est. Il est inutile d’insister mais il faut le dire.

3.      Ressources.

    L’Asie occidentale est le cœur de la planète pétrolière. Dès les années vingt, la dynastie au pouvoir en Arabie saoudite a accepté de lier son sort à celui des États-Unis. C’est aussi le cas des émirats du Golfe. Le minuscule Koweït a été soustrait à l’Irak pour mieux en permettre l’exploitation par l’Anglais. La présence anglo-saxonne liée au pétrole pèse depuis la fin du XIX° siècle (1899 : protectorat anglais sur le Koweït). L’Indonésie est riche en minerais de toutes sortes comme la Chine du sud. Le Viêt-Nam a ses hévéas et donc du caoutchouc. Le cas du Japon, pauvre en tout, est assez rare en Asie.  

4.      Géostratégie.

Consulter impérativement un atlas.

    Il suffit de citer l’isthme de Suez, le détroit d’Aden (Bab el Mandeb), le détroit d’Ormuz, le détroit de Malacca, la passe de Lombok et le détroit de la Sonde (tous deux en Indonésie), le détroit de Formose entre la Chine-Taïwan et la Chine-Pékin.

    Mais il faut signaler aussi l’intérêt stratégique des glaciers himalayens (Cachemire) qui alimentent en eau les déserts du monde Indien lequel n’est pas que soumis à la mousson mais aussi au climat désertique. Le Tibet est aussi un château d’eau pour l’Asie du sud-est.

    Aux marges de l’Asie, en Asie mineure, les détroits du Bosphore et des Dardanelles commandent le passage entre la mer Noire et la Méditerranée et l’Angleterre d’abord, les États-Unis ensuite n’ont eu de cesse d’empêcher la Russie puis l’URSS, d’avoir accès libre à la Méditerranée.

    L’Iran grâce à la Mer Caspienne est connecté à l’URSS. Par cette voie arrivèrent les matériels américains durant la guerre mondiale. Il y a également une frontière terrestre commune avec l’URSS au sud du Caucase.

B.     L'HISTOIRE RÉCENTE EST UNE DYNAMIQUE :

1.      Soviets et communisme.

    La révolution de 1917 a eu un impact sur tout l’ancien Turkestan, devenu Asie centrale soviétique. La Mongolie est "socialiste" en 1945. La III° internationale a rallié divers partis communistes nationaux qui sont particulièrement vigoureux en Chine (Mao), Corée (Kim il Sung), Viêt-Nam (Ho Chi Minh). Dans les pays musulmans le communisme est bridé. Mais il existe tout de même. Les guérillas communistes éclatent en Malaisie, Philippines. Le parti communiste indonésien est particulièrement influent [3]. lien : Indonésie 1965 : "l'un des pires meurtres de masse du XX° siècle"

2.      Les mouvements de libération nationale.

    Faire appel au cours sur la décolonisation. La décolonisation de 1943 à 1966. Le militantisme du parti du Congrès Indien est à souligner. Sa lutte est victorieuse. L’Angleterre doit abandonner ce "joyau de la couronne" dès 1947. Rappelons que cette décolonisation a été faite n'importe comment. Au niveau du Cachemire, les Anglais laissent un imbroglio qui provoque immédiatement une guerre entre le nouveau Pakistan -musulman- et l'Inde hindoue.

    Dans ce souci d'émancipation des peuples d'Asie, il ne faut pas oublier que le Japon, malgré son hostilité impérialiste, demeure un exemple de pays asiatique qui a réussi à se hisser au niveau des "Blancs", contribuant à faire s’effondrer le "mythe de l’homme blanc".  

3.      L’Asie, théâtre de la 2° guerre mondiale.

    La guerre a eu un impact considérable en Chine. Même si les deux parties (communistes de Mao vs nationalistes de Tchang-Kaï-chek) ont accepté une coexistence entre elles pour guerroyer contre l’occupant japonais, en 1945, les communistes occupent plus d’1 million de km2 où ils effectuent une réforme agraire, redistribuant la terre aux paysans.

    La guerre a eu lieu aussi en Birmanie, Philippines et Indonésie. Le Viêt-Nam a été occupé par les Japonais qui chassent les Français mais se heurtent aux résistants de Ho-chi-Minh. En Corée -colonie japonaise depuis 1910- la résistance est le fait des communistes de Kim-Il-Sung. L’URSS, en application des accords de Yalta envahit le nord de la péninsule coréenne, apportant ipso facto son appui à la résistance communiste. Il est vrai que les Américains débarquent au sud. Toujours en application des accords de Yalta, l’URSS attaque le Japon par le nord et reprend l’île de Sakhaline [4] et occupe tout l’archipel des Kouriles. La mer d’ Okhotsk est fermée aux Japonais [5].   

    Le 14 février 1945, après Yalta et sur un porte-avions américain mouillant au large de l'Égypte, le président Roosevelt s'entretint avec le roi Abdulaziz, fondateur de l'Arabie saoudite. L’alliance des années 1920 est renouvelée. L’Arabie livre son pétrole -pas cher- en échange de la protection américaine sur ce foyer de démocratie qu’est l’Arabie (humour inside) [6]. Les Américains s’intéressent de près à la question de la Palestine, jusqu’à présent problème britannique. Ils font voter par l’O.N.U. -qu’ils maîtrisent- le plan de partage de la Palestine qui crée l’Etat israélien (en même temps que le problème palestinien [7]). Se reporter au cours intitulé "b. LES VAINQUEURS ET LA VICTOIRE (1944-1945) " (cartes).

    Toujours au Proche-Orient, l’Angleterre et la France libre guerroient en Syrie et Liban et accordent l’indépendance à ces deux pays (1943). les combats voient s'opposer les troupes de la France libre et celles de la France de Pétain.

  

II.

L'ASIE ET LES R.I.

 

    On peut adopter la grille de lecture suivante : sa place dans les relations Est-Ouest et sa place dans l’émancipation des colonies et la lutte pour le non-alignement (problématique Nord-Sud).

A.    L’ASIE AU CŒUR DES CONFLITS EST-OUEST :

1.      Diplomatie soviétique, expansion du communisme.

a)      Turquie et Iran

Envers la Turquie, l’URSS demande la renégociation de la Convention des détroits de 1936. Elle réclame la restitution de territoires anciennement russes. Plusieurs fois, elle demande à la Turquie d’adopter l’idée d’une défense commune des détroits en temps de guerre. En Iran, après la victoire, l’URSS tarde à retirer la totalité de ses troupes stationnées dans ce pays. Elle soutient des mouvements politiques progressistes de minorités ethniques. Finalement elle se retire (avril 1946).

Pour les États-Unis, ce sont deux signes de l’expansionnisme soviétique. 

b)      Viêt-Nam et Corée

    Plus que de simples "signes", les guerres d’Indochine et de Corée montrent militairement que la révolution communiste veut et peut s’étendre. Les États-Unis apportent leur soutien à la France engagée en Indochine et interviennent militairement en Corée avec le soutien de l’ O.N.U.. Les soldats américains portent d’ailleurs le sigle "U.N." (United Nations) sur leurs casques et uniformes.

c)      Suez, Inde.

    On sait (cf. d. LA STABILISATION : 1954/1955-1962) que les Soviétiques ont une approche différente des Américains à l’égard des nouveaux pays décolonisés. Ils se font un ami du colonel Nasser après la crise de Suez (1956) et s’introduisent au Proche-Orient comme soutiens au Parti socialiste arabe Baas qui est actif en Syrie et Irak [8].

    Des conflits (1947 et 1965) éclatent entre l'Inde et la Pakistan au sujet de la délimitation des frontières entre les deux pays dans l'Himalaya (Cachemire). Après avoir intégré le Tibet à administration centrale chinoise (1959), la Chine attaque l'Inde, toujours pour des problèmes de frontières dans les régions glaciaires, sources de fleuves vitaux.  Lors de ce conflit (1962), on vit l’URSS soutenir l’Inde de Nehru contre la Chine-Pékin. la Chine, en retour, soutient le Pakistan contre l'Inde. Ces alliances perdureront. L’ Inde de Nehru sera toujours une amie fidèle de l’URSS, sans être pour autant son allié militaire.

2.      Le "containment" américain

    On peut rappeler que la Bombe d' Hiroshima -atroce expérimentation d’une arme nouvelle- est aussi un signe adressé aux Soviétiques par les Américains. Mac Arthur fait tout pour que les Soviétiques n’occupent pas le Japon stricto sensu.

    Les Américains réagissent en multipliant les accords militaires avec leurs alliés.

    Dès 1949, ils reconnaissent la république de Chine-Taïwan comme seule représentante de la Chine et membre du Conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto[9].

    En 1951 -c’est la guerre de Corée- ils font sortir les anciens criminels de guerre japonais de leur prison, les remettent en fonction [document ci-contre et [10 ], et signent un traité de paix (San Francisco, septembre 1951) et, le lendemain matin, un traité d’alliance avec leur ancien ennemi qu’ils avaient atomisé.

Puis c’est la création de l’ ANZUS (chronologie), l’entrée de la Turquie dans l’OTAN et la création de l’ OTASE (avatar asiatique de l’OTAN). Auparavant, ils ont débarqué au Viêt-Nam du sud pour prendre le relai des Français, prétendant y organiser des élections libres (accords de Genève, 1954). Enfin, après les nouveaux évènements iraniens (cf. infra), ils concoctent le Pacte de Bagdad qui, du Pakistan à la Turquie via l’Iran et l’Irak -non encore baasiste-, est censé dresser une barrière à l’expansionnisme soviétique [11].   °   

B.     LES LUTTES DE LIBÉRATION NATIONALE :

1.      "Décennie asiatique" et Bandung

Il faut ici s’aider du cours sur la décolonisation de 1943 à 1966 .

Le Japon a envahi les Philippines, quasi-colonie américaine et l’Indonésie, colonie néerlandaise. Après la Guerre, il est impossible aux Américains de ne pas accorder la totale indépendance aux Philippines. Les Hollandais en revanche voudraient retrouver les richesses de l’Indonésie. Soekarno, mis en place par les Japonais, reste au pouvoir après la défaite de ces derniers et s’engage dans la guerre contre les Hollandais. Ceux-ci sont totalement isolés et doivent céder.

Bandung est un grand évènement mondial. Vingt neuf pays se rendront à la conférence : quinze pays d'Asie méridionale et orientale (Afghanistan, Birmanie, Royaume du Cambodge, Ceylan, République populaire de Chine, Inde, Indonésie, Japon, Royaume du Laos, Népal, Pakistan, Philippines, Thaïlande, République démocratique populaire du Vietnam du Nord, État du Vietnam -sud-), huit du Moyen-Orient asiatique (Arabie saoudite, Iran, Royaume d'Irak, Jordanie, Liban, Syrie, Turquie et Yémen) et sept pays africains (Égypte, Côte-de-l'Or -l'actuel Ghana-, Éthiopie, Liberia, Soudan, Somalie et Libye) ce qui reflète le fait que la plus grande partie de ce continent est encore colonisée. Le Japon est le seul pays industrialisé à assister à la conférence. Pour l'Afrique une délégation du FLN algérien est aussi présente.

La présence du Japon peut surprendre. Je rappelle qu’il s’agit d’une première conférence "Une Conférence des Nations Afro-Asiatiques convoquée par les gouvernements de Birmanie, de Ceylan, de l'Inde, d'Indonésie et du Pakistan s'est réunie à Bandoeng du 18 au 24 avril 1955" dit le communiqué final et la lutte immédiate concerne la décolonisation. Progressivement, le non-alignement fera s’éloigner des pays comme la Chine-Pékin et le Japon. La conférence de Belgrade, en 1961, montre que le mouvement s’élargit et son fondement « afro-asiatique » s’élargira à l’Amérique latine. Mais l’Asie, pour revenir au sujet, aura pesé d’un poids très lourd pour la réussite de ce mouvement.  

2.      L'affaire iranienne et Suez

    Le Dr Mossadegh, Premier ministre de l’Iran (1951-1953) est l’homme du sentiment national iranien qui a rendu le pétrole iranien à son pays. Mossadegh avait été étudiant en France et parlait très couramment notre langue. C’était un laïque, hostile à une théocratie islamique. Avec son départ, le monde entier a beaucoup perdu. 1953 : MOSSADEGH TOMBE SOUS LES COUPS DE LA CIA par Dominique BARI

    Je cite l’encyclopédie Wiki : "Après avoir nationalisé l'Anglo-Iranian Oil Company, il est élu Premier ministre le 29 avril 1951. Il entreprend alors une politique anti-britannique en fermant les consulats, tout en expulsant le personnel britannique de la compagnie pétrolière. La Grande-Bretagne porte plainte devant la Cour internationale de justice, mais est déboutée le 22 juillet 1952 (Anglo-Iranian Oil Co. (Royaume-Uni contre  Iran)) ". Tout au long de cette action, Mossadegh aura le soutien de l’URSS et l’opinion iranienne évolue rapidement en faveur d’un rapprochement diplomatique avec le grand voisin. Dans ces conditions, les États-Unis ne peuvent rester inactifs. Le 18 août 53, le général Zahedi devient premier ministre en faisant arrêter Mossadegh et ses partisans. Le Chah rentre au pays quelques jours après, suite à l’opération Ajax (officiellement TP-AJAX), opération secrète menée par le Royaume-Uni et les États-Unis, exécutée par la CIA. Le but de cette opération était, en replaçant le Chah sur le trône par un coup d'État, de préserver les intérêts occidentaux dans l'exploitation des gisements pétrolifères iraniens. Durant l’administration du président William Clinton en 2000, suite à un rapport publié, la secrétaire d’État Madeleine Albright a reconnu officiellement le rôle des États-Unis dans l'organisation et le soutien financier du coup d’État de 1953.

    Le mérite historique du Dr Mossadegh est d’avoir posé comme principe que les ressources nationales d’un pays ne doivent pas être aliénées à un autre. Il n’y a pas d’indépendance politique sans indépendance économique. Ces principes sont aussi ceux du colonel Nasser qui nationalise la société d’exploitation du canal de Suez pour financer le grand barrage sur le Nil. Lire l’analyse de la crise de Suez : d. LA STABILISATION : 1954/1955-1962.

    Certes l’Égypte est un pays africain mais cette affaire implique un État asiatique (Israël) et a de grosses conséquences en Asie occidentale notamment en Syrie et en Irak. En 1958, la monarchie irakienne est renversée, l’Irak quitte le Pacte de Bagdad.  



[1] Le Traité d'Organisation du Moyen-Orient, plus communément appelé Pacte de Bagdad, a été signé le 24 février 1955 par l'Irak, la Turquie, le Pakistan, l'Iran et le Royaume-Uni. Les États-Unis rejoignent le comité militaire de l'alliance en 1958. Le pacte sera rebaptisé Organisation du Traité central (Central Treaty Organisation) ou CenTO, après le retrait irakien le 24 mars 1959. L'organisation est dissoute en 1979. (cf. wiki).

[2] La Chine a été mise sous tutelle par les « traités inégaux » signés avec les Occidentaux, mais elle a gardé son « dernier empereur » jusqu’au XX° siècle.

[3] Il sera décapité et exterminé (on parle de 500.000 massacrés) en 1965. La CIA américaine est impliquée.

[4] J’écris "reprend" parce que Sakhaline fut perdue en 1905 après la guerre russo-japonaise.

[5] C’est toujours un contentieux, au jour d‘aujourd’hui, entre les deux pays. Le Japon revendique deux petites îles au nord d’ Hokkaido. En les réoccupant, les détroits seraient libres aux Japonais pour entrer en mer d’ Okhotsk.  

[6] Ce pacte reste valable aujourd’hui…

[7] Les Palestiniens n’ont jamais eu d’État à eux. Il est question de le créer à l’Assemblée générale de l’O.N.U, en septembre 2011. Suivre l’actualité.

[8] Si le parti BAAS a joué, au début, un rôle réellement progressiste dans ces deux pays, ce n’est plus le cas depuis longtemps avec Hafez-el-Assad (et son fils aujourd’hui…) et Saddam Hussein.

[9] La Chine-Pékin la remplacera en 1971 (hors des limites du sujet).

[10] C’est le cas de N. Kishi (1897-1987), ministre pendant le conflit, considéré comme criminel de guerre, emprisonné à Sugamo (prison d’État de Tokyo), libéré en 1948, Premier ministre du Japon de 1957 à 1960. Consultez au CDI les archives du Monde dont "JAPON : la mort de Nobusuke Kishi, ancien premier ministre. «De la prison au pouvoir» ", article publié le 09 Août 1987, par Philippe PONS.

[11] Lire une carte intéressante sur la page « pacte de Bagdad » de Wikipaedia.

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