A propos des racines chrétiennes de la France…

publié le 25 janv. 2016 à 09:39 par Jean-Pierre Rissoan   [ mis à jour : 26 sept. 2016 à 08:19 ]

    Voici que de soi-disant socialistes mettent en avant les soi-disant racines chrétiennes de la France. Sans contester cet évident héritage qui n’a pas que des avantages – songez au régime de Vichy – les racines vont plus loin encore. Nos ancêtres les Gaulois ont été submergés par l’invasion romaine qui, elle-même, amenait avec elle l’héritage grec. Ce n’est qu’après la disparition de l’Empire romain d’Occident que Clovis s’est fait baptiser. Mais surtout la France contemporaine est née de la lutte contre le catholicisme rétrograde qui a lutté avec ses forces incommensurables contre toute lumière qui voulait bouter l’obscurité.

    Je vais publier les extraits d’une étude que j’ai effectuée il y a deux/trois ans et qui aurait pu figurer dans ce qui devait être – et sera peut-être – mon second essai, après "Traditionalisme & Révolution".

 mots-clés : Rabelais, J. Jaurès, D. Lecourt, Buffon, Helvétius, Galilée, Giordano Bruno, Inquisition, science et religion, Genève, parabole du chanvre, âge de la Terre, Michèle Duchet, Humanistes, Libertins, 


LES FONDEMENTS DE L’IDÉOLOGIE RÉVOLUTIONNAIRE

    La Révolution - et son rejet du traditionalisme dont le vecteur principal était l’Église de Rome - plonge ses racines au moins jusqu’au début du XVI° siècle. La France a été tentée par la Réforme protestante mais si cette dernière a échoué dans notre pays ce n’est pas uniquement à cause de la violence de la Contre-Réforme catholique c’est aussi parce que la bourgeoisie de notre pays – ferment de toute évolution jusqu’au XIX° siècle – a opté pour une autre solution.

    La recherche d’une "troisième voie", entre catholicisme et protestantisme remonte à l’époque de la Renaissance.

 

Ni Rome, ni Genève : la science

    Dans son célèbre discours du 21 avril 1905, prononcé lors du débat sur le projet de loi relatif à la séparation de l’Église et de l’État, Jean Jaurès – qui était aussi docteur en philosophie et philosophe – met en avant le rôle pionnier de Rabelais[1] dans l'élaboration de la pensée laïque. Il est vrai qu'avant d'évoquer la figure du grand intellectuel de la Renaissance française, il parle de ses compatriotes du midi de la France, les Albigeois :

"Aux XII° et XIII° siècles, notre intrépide et ardente France méridionale se levait contre le despotisme d’Église" et "ce n'est pas un schisme, ce n'est même pas une hérésie qu'elle promulguait, c'était par le dualisme manichéen toute une autre métaphysique, toute une autre religion". Car le génie de l'histoire même de notre pays pourrait se résumer ainsi : "je crois pouvoir dire historiquement ceci : la France n'est pas schismatique, elle est révolutionnaire".

    Et Jaurès aborde la question de la faiblesse relative du protestantisme dans notre pays par rapport à nos voisins.

"Au XVI° siècle, quand (le) grand mouvement de la Réforme se produit, quand éclate cet admirable réveil des consciences individuelles (…), en France il se heurte à la résistance de l'immense majorité. Pourquoi? Est-ce parce que la France était au-dessous de la Réforme ? (…) Non Messieurs ! C'est parce que déjà de grands génies, comme Rabelais, avaient entrevu toute la grandeur future de la science libre, parce qu'ils avaient glorifié symboliquement cette fibre de chanvre avec laquelle se fabriquaient les voiles des navires mettant en communication les terres et les mers et aussi les livres, les papiers de ces livres qui mettent en communication les esprits. Rabelais disait : L'humanité ira plus haut encore : après avoir conquis les mers et la terre, elle s'élèvera vers les hauteurs de l'espace. Et devançant le «plein ciel» de Hugo, il annonçait «L'humanité ira loger un jour à l'enseigne des étoiles »".

 

Rabelais : ni Rome, ni Genève…[2]

Résultat de recherche d'images pour "Rabelais, illustrations"Jean Jaurès évoque ici les célèbres chapitres L et LI du Tiers Livre de Rabelais. Les multiples usages de la fibre de chanvre – le Pantagruélion, symbolisant les progrès techniques de l'époque – montrent le caractère prométhéen de l'action des hommes qui, comme le héros antique, se rapprochent des dieux. Ils vont même s'installer à leur table.

"Les dieux olympiens, dans un pareil effroi, se dirent : «Pantagruel nous a mis dans une pensée nouvelle et ennuyeuse plus que ne le firent jamais les Aloïdes, par l'usage et la vertu de son herbe. Il sera bientôt marié ; de sa femme, il aura des enfants. A cette destinée nous ne pouvons contrevenir, car elle est passée par les mains et fuseaux des sœurs fatales, filles de la Nécessité. Par ses enfants, peut-être, sera inventée une herbe de semblable énergie moyennant laquelle les humains pourront visiter l'origine des grêles, les bondes des pluies et l'officine des foudres. Ils pourront envahir les régions de la lune, entrer dans le territoire des signes célestes, et là, prendre logis, (…), s'asseoir à table avec nous et prendre femme parmi nos déesses, car ce sont les seuls moyens d'être déifiés»"[3].

    Rabelais écarte aussi bien l’Église de Rome, son pape, ses conciles, que le calvinisme genevois.

"Les Genevois ne font pas ainsi quand le matin, après avoir, dans leurs écritoires et cabinets, discouru, propensé et résolu de qui et desquels ils pourront, ce jour tirer de l'argent et qui, par leur astuce, sera dépouillé, volé, trompé, ils sortent sur la place et, s'entre-saluant disent : «Santé et gain, messire !» Ils ne se contentent pas de la santé, ils souhaitent en plus le gain. D'où il advient qu'ils n'obtiennent souvent ni l'un ni l'autre"[4].

    Et Rabelais exprime une foi inextinguible dans les progrès humains, il conduit l'humanité vers son Utopie : l'oracle de la Dive bouteille.

    La flotte de Pantagruel s'embarque avec son chargement de pantagruélion après que "fut mélodieusement chanté le psaume du saint roi David qui commence ainsi : "quand Israël s'en fut hors d’Égypte"…"[5]. L’Égypte de Rabelais, qu’il faut fuir, est le pays de l'ignorance, et la terre promise est le pays du savoir, de la science, de la liberté de l'homme qui sait. D'ailleurs le navire est chargé de pantagruélion. Et lorsque Pantagruel arrive avec ses compagnons vers sa terre promise, l'oracle lui dit sobrement : trinque !

"Car Trinc est un mot universel, célébré et compris de toutes les nations. Il signifie «Buvez»". Et la prêtresse de l'oracle poursuit : "ici, maintenons que, non pas rire, mais boire, est le propre de l'homme; je ne dis pas boire simplement et absolument, car les bêtes boivent bien aussi, je dis boire le vin bon et frais. Notez, amis, que du vin on devient divin et il n'y a d'argument plus sûr ni art de divination moins fallacieux. Vos Académiciens l'affirment, en donnant l'étymologie de vin qu'ils nomment en grec OINOS, ce qui est comme vis (= vigne), force, puissance. Car il a le pouvoir d'emplir l'âme de toute vérité, de tout savoir et philosophie. Si vous avez noté ce qui est écrit en lettres ioniques au-dessus de la porte du temple, vous avez pu comprendre que dans le vin la vérité est cachée. La dive Bouteille vous y envoie, soyez vous-mêmes les interprètes de votre entreprise.

- Il n'est pas possible de dire mieux que ne le fait ce vénérable pontife, dit Pantagruel.

- Trinquons ! dit Panurge"[6].

    On aura relevé le magnifique "soyez vous-mêmes les interprètes de votre entreprise" qui annonce le mot célèbre de Kant "Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement !". Et le non moins magnifique et prométhéen : Notez, amis, que du vin on devient divin. Autant de thèmes révolutionnaires. Il faut souligner, ici, l’influence des travaux de Nicolas Copernic. Travaux qui ont porté aux idées traditionalistes de l’Église un coup dont cette dernière ne s’est jamais totalement remise. La parabole du chanvre n’eût pas été écrite sans le De Revolutionibus Orbium Coelestium. Avec son double rejet du papisme et du calvinisme, sa foi dans le progrès de l’esprit humain, Rabelais est un père fondateur de la pensée libre. Complétons cette brève introduction en évoquant la célèbre lettre de Gargantua à son fils Pantagruel dans laquelle il lui demande de s’intéresser à tout et de tout retenir. C'est la naissance de l'encyclo-pédisme.

 

L’Église et la science

    La résistance protestante à la pensée rationaliste est tout aussi rude que celle de Rome. Voici ce qu'écrit H. Hauser :

"Calvin veut arrêter la pensée humaine sur le chemin des hardiesses, sauver le dogme de la Trinité, mis en cause par Michel Servet, celui de la nature divine du Christ, contre ce Claude d'Aliod, qui avait, dès 1534, prêché que «le Christ est tout simplement un homme». Bref il s'agit pour Calvin d'empêcher la Réforme de faire mûrir son fruit le plus dangereux, la libre pensée. Cette secte des «non chrétiens», voilà l'ennemi. L'un des points les plus frappants du cas Servet, ce sont les relations épistolaires qui s'établissent sur ce sujet de l'antitrinitarisme entre Calvin et Tournon, deux persécuteurs. Pour une fois la Rome de l'Évangile (Genève) est aussi intransigeante que celle des papes"[7].

    Les humanistes sont pourtant relayés au XVII° siècle par les libres penseurs autrement dit les libertins. Face à une censure omniprésente, surtout que le concile de Trente a comme initié une nouvelle croisade contre la Réforme, il faut un courage certain pour entretenir les débats que souhaite une pensée libre. En 1624, le parlement de Paris "défendait, à peine de vie sic- de tenir et enseigner aucune maxime contre les auteurs anciens et approuvés". Le souvenir de Giordano Bruno, atrocement supplicié en 1600 par l'Inquisition, est dans toutes les mémoires éclairées. Et pourtant Gassendi publia son ouvrage "Contre Aristote" et réhabilita la personne et la pensée du philosophe Épicure. Épicure, à la suite de Démocrite, voyait le monde comme un ensemble organisé d'atomes. Matérialiste, Gassendi osa écrire "l'espace et le temps ne peuvent être ni créés, ni détruits" ! Ce qui nie tout simplement le dogme de la Création et celui du jugement dernier…

     Si l’on suit le philosophe D. Lecourt, cependant, les catholiques avaient plus à se mobiliser contre la science que les protestants.

"C'est en Europe qu'est née la «science moderne» (…) au début du XVIIe siècle, avec Galilée, Descartes[8], Kepler, Newton et quelques autres : une manière de penser tout à fait nouvelle, fruit d'un remaniement profond des mathématiques, d'une modification radicale du sens même du mot «science» et d'une révolution cosmologique. L'activité particulière que l'on appelait «philosophie» depuis l'Antiquité grecque, se trouvait relancée, arrachée à la tutelle théologique médiévale.

(…). Galilée fut sans doute condamné moins parce qu'il confirmait la thèse copernicienne de l'héliocentrisme que parce qu'il démantelait la philosophie et la physique d'Aristote, et risquait d'apporter de l'eau au moulin, métaphysiquement parlant, des Réformés. Descartes ne s'y est pas trompé et a multiplié les précautions pour poursuivre ce démantèlement nécessaire. Le résultat, c'est que l’Église catholique est apparue comme l'adversaire résolue, irréductible de la science moderne dès sa naissance. En un sens, elle était fidèle à une tradition qui remonte à saint Paul. Elle y restée en condamnant successivement toutes les grandes découvertes de la science moderne. De Galilée à Darwin, de Darwin à Einstein, elle a manqué tous les rendez-vous avec la science moderne, parce que, de ces rendez-vous-là, elle ne voulait pas".[9]

 

L’infâme veille…

   Résultat de recherche d'images pour "Buffon,portrait illustrations" Dans ces conditions, contrairement à ce qu’on peut penser, la marche des Lumières vers la Révolution ne fut pas triomphale. La censure royale, l’inquisition, la police, l’Église instituée veillaient. Si, aujourd’hui, l’Église catholique (l’Église-qui-ne-peut-pas-se-tromper de Grégoire VI) admet l’apport des Lumières c’est parce qu’elle a effectué une révolution de 180°.

"Mieux vaut être plat que pendu"

    Le naturaliste (mais aussi mathématicien et écrivain) Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788), peut être considéré comme le père de la datation scientifique. Son hypothèse est que notre planète serait née d’un choc entre une comète et le soleil. De ce choc auraient jailli de multiples éclats de feu qui seraient restés dans l’orbite de notre étoile. La terre - comme ses sœurs planètes issues de ce choc - est initialement une sphère chauffée au rouge (ce qui définit le temps de la naissance de la Terre) et qui se refroidit pour atteindre sa température actuelle. Ce temps de refroidissement permet alors d’estimer son âge. Des mesures de temps de refroidissement de sphères de rayons différents permettent à Buffon d’extrapoler (hélas linéairement), au rayon de la Terre. Il trouvera, à partir de ces temps de refroidissement expérimentaux, un âge de 77.000 ans pour la Terre, ce qui est, même si cette valeur est infiniment sous-estimée, loin de l’âge officiel issu de la Bible (environ 6.500 ans). On relèvera - c’est essentiel - que tout cela explique (même si c’est inexact par rapport aux connaissances actuelles) la naissance de la Terre indépendamment de la religion catholique. Dieu ne fait rien. Finie la semaine de six jours durant laquelle Il fait tout apparaître et à la fin de laquelle Il se repose le septième. Buffon veut tout expliquer par les seules raison et observation. Buffon fera également d’autres considérations sur le temps de sédimentation : il calcule la vitesse de sédimentation nécessaire pour former une strate (en millimètres par an), puis, par une règle de trois, aboutit à un âge de la Terre de quelques millions d’années (prudemment non publié) "On sait que, dans le secret de ses manuscrits, Buffon parlait de 2 ou 3 millions d’années" écrit Michèle Duchet.[10].

    Sommé en 1751 par les députés et syndics de la Faculté de théologie de l'université de Paris-Sorbonne de se rétracter pour ses "propositions contraires à la croyance de l'Église" laquelle s'émeut de certaines conceptions de l'histoire de la terre que le savant ose proposer, Buffon jure :

"je déclare que je n’ai eu aucune intention de contredire le texte de l’Ecriture ; que je crois très fermement tout ce qui est rapporté sur la création, soit pour l’ordre des temps, soit pour les circonstances des faits, et que j’abandonne ce qui, dans mon livre, regarde la formation de la terre, et, en général, tout ce qui pourrait être contraire à la narration de Moïse" (12 mars 1751).

    Le savant se justifia par la suite en écrivant qu’il "valait mieux être plat que pendu". Il a bien fait, et, vivant, il a bien mieux servi le progrès que mort. Sa déclaration fait écho au fameux "Eppur si muove" (« et pourtant, elle tourne »), attribué à Galilée, après son abjuration.

    La rétractation d'Helvétius après la publication de son livre "De l'esprit" est tout aussi accablante pour les infâmes qui l’ont obligé à la prononcer :

" … je souhaite très vivement et très sincèrement que tout ceux qui auront eu le malheur de lire cet ouvrage me fasse la grâce de ne point me juger d’après la fatale impression qui leur en reste. Je souhaite qu’ils sachent que dès qu’on m’en a fait apercevoir la licence et le danger, je l’ai aussitôt désavoué, proscrit, condamné, et ait été le premier à en désirer la suppression. Je souhaite qu’ils croient en conséquence et avec justice que je n’ai voulu donner atteinte ni à la nature de l’âme, ni à son origine, ni à sa spiritualité, comme je croyais l’avoir fait sentir dans plusieurs endroits de cet ouvrage : je n’ai voulu attaquer aucune des vérités du christianisme, que je professe sincèrement dans toute la rigueur de ses dogmes et de sa morale, et auquel je fais gloire de soumettre toutes mes pensées, toutes mes opinions et toutes les facultés de mon être, certain que tout ce qui n’est pas conforme à son esprit ne peut l’être à la vérité. Voilà mes véritables sentiments, j’ai vécu, je vivrai, je mourrai avec eux".

    Ces rétractations célèbres montrent dans quelles conditions travaillaient les intellectuels au XVIII° siècle, avant la Révolution.

 

    Voilà quelques premiers éléments qui démentent les propos fantaisistes et légers sur les racines chrétiennes de la France… Ces soi-disant racines, il a fallu les arracher.

  la suite :    A propos des racines chrétiennes de la France ... (suite)

 lire aussi : (1)…DEBAT MELENCHON-LE PEN : Où L’ON VOIT QUE MARINE N’EST PAS UNE LUMIERE…



[1] Dans son Rabelais, le philosophe Henri LEFEBVRE écrit : "Dès lors que l'on ne définit pas étroitement la pensée philosophique par la systématisation formelle, Rabelais apparaît comme un penseur de premier plan. Au même titre que Léonard. (…). Saluons donc en ce Rabelais – qui a passé et passe encore chez certains pour un écrivain bouffon, voire un pornographe – un grand moraliste. Plus encore, saluons en lui un inventeur en morale, un inventeur de la morale". 

[2] Titre d’un chapitre de Didier FOUCAULT, Histoire du libertinage.

[3] Rabelais, TIERS LIVRE, chapitre LI.

[4] QUART LIVRE, prologue de l'auteur. Ce livre date de 1552, Calvin ‘règne’ à Genève depuis une dizaine d’années seulement. Est-ce suffisant pour avoir créé cette mentalité que dénonce Rabelais ? En fait, il est probable que le goût pour la manipulation de l’argent date de bien avant (1387) comme je l’ai annoncé en introduction générale.

[5] Cette précision est importante à plus d'un titre. Avec la sortie d’Égypte, on retrouve un des thèmes les plus chers des protestants de toutes confessions. Le peuple élu –dont Jahvé a pris en compte les souffrances – sera conduit vers la Terre promise. Or les protestants se disent tous plus ou moins élus. Est-ce à dire que Rabelais se range derrière cette lecture de l'Ancien Testament et veut amener les Français vers la Réforme ? Point du tout. Il y a là un hommage rendu à Clément Marot, persécuté pour avoir mis en rimes ce psaume. Lutte de Rabelais pour la liberté d'expression.

[6] Extraits du CINQUIEME LIVRE, chapitre XLVII.

[7] H. HAUSER, Naissance du protestantisme.

[8] Si la France est un pays « cartésien », c’est grâce à lui (La Palisse). Je reviendrai sur son apport capital dans un autre article.

[9] Dominique LECOURT, rapporteur au colloque « La République, l’Europe et l’Universel », 21 et 22 septembre 1991, Belfort, publication IREP Belfort, 1993, 262 pages. Notons l’évolution de l’Église. Le pape Pie XII reçut en grandes pompes, au Vatican, les auteurs de la théorie du Big Bang qui s’accordait si bien avec le dogme de la Création du monde.

[10] Tout ce qui précède doit beaucoup à cette auteure.

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