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STALINGRAD : le grand tournant de la 2ème guerre mondiale (suite et fin).

publié le 9 févr. 2013 à 07:31 par Jean-Pierre Rissoan   [ mis à jour : 29 sept. 2015 à 08:51 ]

SOMMAIRE GÉNÉRAL

LES BUTS DE GUERRE DES ALLEMANDS.    (Première partie ; lien :STALINGRAD, le grand tournant de la seconde guerre mondiale (1ère partie)

LE SITE DE STALINGRAD-VOLGOGRAD

LA DEUXIÈME GRANDE OFFENSIVE DE PRINTEMPS : 1942

LA BATAILLE DE RUE : 13 SEPTEMBRE 42 - 19 NOVEMBRE 42.   (deuxième partie) Stalingrad : le grand tournant de la seconde guerre mondiale (2ème partie)

LA CONTRE-OFFENSIVE DU 19 NOVEMBRE : OPÉRATION URANUS   (troisième partie)

LA VIE DANS LE « CHAUDRON »…

BILAN

RÉFÉRENCES VIDÉO ET BIBLIO

 

 

 

3° partie :

LA CONTRE-OFFENSIVE DU 19 NOVEMBRE :

L’OPÉRATION URANUS

 

1.      Carte : l’opération Uranus

    Le 19 novembre, le maréchal Joukov, qui seconde le commandant suprême Staline, lance la contre-offensive préparée depuis septembre 42 et la grande offensive allemande.

"Le matin du 20 novembre, les « Katiouchas » furent les premières à entrer en jeu... Ce dont avaient rêvé les défenseurs de Stalingrad s'accomplissait : l'offensive ! … Le 23 novembre, les troupes des deux fronts (Nord et Sud-Est, voir la carte) se rejoignirent. Vingt- deux divisions ennemies (330.000 hommes) se trouvaient enserrées dans un anneau étroit. Notre offensive fut arrêtée. Il était impossible de résoudre le problème de la destruction des troupes encerclées. Nous éprouvions de grosses difficultés de ravitaillement : les blocs de glace sur la Volga étaient devenus un obstacle insurmontable. Cependant le ravitaillement chez l'adversaire n'était guère plus brillant... Nous prîmes des mesures pour renforcer le blocus aérien...

Au début de janvier... on put en finir avec les forces fascistes. Si Hitler avait permis aux troupes de capituler, 150 à 200 000 vies humaines au moins auraient été préservées, à ajouter aux 90.000 prisonniers. Le 2 février toute résistance allemande a cessé" [1].

 


  Le croquis - qui vaut mieux qu’un long discours comme disait Napoléon- explique de façon limpide le projet et la réalité de l’opération Uranus. En annonçant que les Russes eux-aussi danseraient bientôt dans le rue, Staline pensait à cette opération mise au point par le Haut-commandement soviétique (STAVKA).

    Les mouvements d’approche des troupes soviétiques furent rendus difficiles par le besoin de cacher la préparation de l'attaque. En conséquence, le lancement de l'opération Uranus initialement prévu pour le 8 novembre fut repoussé au 17 puis au 19 novembre. D’autres historiens mettent en avant d’autres arguments. Selon eux, les préparations pour l'offensive furent loin d'être parfaites. Le 8 novembre, le haut-commandement près Staline, la STAVKA, ordonna l'ajournement du lancement de l'offensive car des problèmes logistiques avaient empêché le déploiement des unités. Repoussé au 17 novembre, le lancement de l'opération fut à nouveau retardé de deux jours car les unités aériennes n'étaient pas prêtes. Elle fut finalement lancée le 19 novembre.

    Les armées du Front du Sud-ouest (général Valoutine) et du Front du Don (Rokossovki) après avoir battues les divisions roumaines firent leur jonction avec celle du Front de Stalingrad (Erémenko) au niveau de Kalatch, visible sur la carte ci-dessous. L’encerclement est réussi. Est créée une « poche » d’environ 60 km sur 40 km. La bataille de Stalingrad change de sens.   

    Cette nouvelle phase durera près de deux mois et demi, car les Soviétiques pensaient ne faire face qu'aux dix divisions opérant dans la ville, alors que la VI° Armée avait regroupé ses 22 divisions de façon à résister jusqu'à l'arrivée des renforts allemands censés briser l'encerclement.

    L’opération Uranus fut un succès car les Soviétiques avaient réussi à concentrer près 850.000 hommes nouveaux, venus de l’Oural et surtout de Sibérie, avec du matériel neuf et performant. Le tout au prix d’une baisse drastique de la consommation des ménages (de l’ordre de 50%).

2.      La reconversion de l’économie soviétique

       a. Le point de vue de l’Académie de sciences de l’URSS.

    Le passage des troupes soviétiques à la contre-offensive entre la Volga le Don marqua le début d'une nouvelle phase de la guerre, celle d'un tournant radical en faveur de l'U.R.S.S. Ce tournant avait été préparé par les succès dans la reconversion de l'économie nationale. A la fin de 1942, le pays disposait déjà d'une industrie de guerre bien au point et en progression rapide. Les entreprises qui jusque-là fabriquaient des marchandises de consommation courante s'étaient transformées en manufacture d'armes, en usines de munitions et de machines de combat. Les usines évacuées dans l'Est du pays fonctionnaient à présent à plein rendement. De nouvelles entreprises étaient mises en marche l'une après l'autre en Oural, en Sibérie, dans les républiques d'Asie centrale, en Extrême-Orient. On y avait mis en chantier des centrales électriques, des fours Martin, des mines et on accroissait l'extraction des minéraux. La répartition géographique de l'industrie du pays avait changé en un délai extrêmement bref. Les succès obtenus dans le développement de l'industrie de guerre permirent de parachever le rééquipement de l'Armée Soviétique en matériel guerre moderne : l'armée fut dotée de chars de première classe, d'avions ultra-modernes, d'une grande quantité de canons, de mortiers, de mitraillettes. L'armée cessa de manquer de munitions [2].

b. Le point de vue de Jean-Paul Scot, historien contemporain

    "À ce tournant de l’histoire, l’URSS a tout juste achevé la reconversion de son économie de guerre après avoir replié vers l’est 1.360 usines : fin 1942, la production industrielle de l’Oural a été multipliée par cinq et plus encore celle de la Sibérie. Si le nombre d’ouvriers a baissé de 10 %, la productivité du travail a crû de 40 % : la journée de travail est passée de huit à douze heures, six jours sur sept. L’URSS produit déjà deux fois plus de chars et quatre fois plus de canons que l’Allemagne. L’aide alliée est encore aléatoire : les livraisons américaines ont été interrompues de juillet à octobre. À Stalingrad, si l’Armée rouge a une nette supériorité en artillerie, elle n’aligne guère plus de chars que la Wehrmacht (790 contre 770) et moins d’avions que la Luftwaffe (1.035 contre 1.066). Mais cet armement est de bonne qualité : le char léger T 34 s’impose déjà face au «Tiger» allemand. Stalingrad n’est cependant pas une victoire du matériel comme le sera la gigantesque bataille de chars de Koursk en juillet 1943.

    La victoire de Stalingrad est en effet le fruit d’une mobilisation humaine exceptionnelle. Dès septembre 1941, pour compenser les immenses pertes en hommes, le Conseil d’État pour la défense, présidé par Staline, a lancé un vaste plan d’instruction militaire générale qui allait former sept millions de soldats en trois ans. Les généraux de l’état-major ont restauré leur autorité et l’unité de commandement avec la suppression des commissaires politiques aux armées rendus responsables des échecs antérieurs. Joukov persuade Staline de regrouper le maximum de forces à Stalingrad et l’Armée rouge réussit à y aligner, en novembre 1942, 854 000 recrues face aux 846 000 soldats des forces de l’Axe (deux tiers d’Allemands plus des Roumains et des Italiens).

    La mobilisation de nouveaux soldats compliquait pourtant le problème de la main-d’œuvre ouvrière et paysanne. Dès février 1942, 830.000 adolescents scolarisés ont été versés dans les usines pour être rapidement formés comme ouvriers qualifiés par des spécialistes démobilisés. Pour les autres travaux, il est fait appel massivement aux femmes, aux vieux et aux détenus. C’est toute la population urbaine, puis rurale, qui est mobilisée. À Stalingrad, les comités locaux du Parti ont levé une immense milice populaire pour édifier des lignes de fortification alors que les usines produisaient sans relâche armes et munitions et que des groupes de partisans coupaient les lignes de ravitaillement trop étirées des envahisseurs à l’arrière du front. Stalingrad n’est pas qu’une victoire de militaires [3].

3.      La tentative de secours de Von Manstein


    La carte ci-dessus montre la tentative du général Von Manstein de secourir Paulus (12-23 décembre 42) (opération Wintergewitter). Ce dernier n’ose pas sortir de la poche et d’aller à la rencontre de Manstein, de crainte de manquer d’essence et de toute façon, il attend l’autorisation d’Hitler. Pour ce dernier, c‘eût été une forme de retraite ; son autorisation ne viendra pas. Von Manstein n’avait pas pris la peine de se rendre à Stalingrad - alors accessible en avion - et de prendre conscience de la situation. Son manque de détermination est patent.

    Les Soviétiques ne laissaient de toute façon pas faire. Ils portèrent une attaque sur le flanc droit des troupes de Van Manstein, avec leur 51° armée et la 2° armée de la Garde sous le commandement de général Malinovski.

    Dès lors, Paulus et la VI° armée étaient définitivement condamnés. Le 25 décembre, jour de Noël, fut sinistre dans les rangs allemands.

 

 

LA VIE DANS LE « CHAUDRON »…

 

-Témoignage du soldat allemand :

"29 nov. Nous sommes encerclés. Ce matin on nous a annoncé une déclaration du Führer «L'armée peut me faire confiance, je ferai tout ce qui dépend de moi pour la ravitailler et pour la débloquer». 14 déc. Nous sommes torturés par la faim. Notre meilleur mets ce sont les pommes de terre gelées. 28 déc. On a mangé tous les chevaux. Les soldats sont devenus semblables à des cadavres ou à des fous... On n'a plus la force de marcher, de se garer".

 

    Der Kessel, « le chaudron », ainsi avaient surnommée les soldats allemands la poche de Stalingrad. Dérision. Mais l’humour est souvent une forme de survie. Car l’hiver est arrivé. Aubaine pour les hommes de Tchouïkov qui sont maintenant ravitaillés par la Volga gelée dès le 19 décembre et dont la traversée par camions est de moins en moins gênée par la Luftwaffe qui doit réserver ses stocks de carburant pour la lutte contre les armées du Front du Don qui maintenant commande l’ensemble des armée «encerclantes ».  Catastrophe pour les Allemands qui ne connaissent pas des froids pareils. Sous abri, on a enregistré un -30° le 5 janvier 43. Mais que veux dire "sous abri" à Stalingrad en janvier 43 ? Au minimum faut-il être bien ravitaillé en alimentation et carburants. La « poche » est, au départ, vaste comme le tiers d’un département français. Il y a un espace suffisant pour gérer plusieurs aéroports dont les plus importants sont  ceux de Pitomnik et de Gumrak.


Légende de la carte:FDD : armées du Front du Don avec leur numéro, FdS : armées du Front de Stalingrad ; FSO : Front du Sud-Ouest.
    Les deux aéroports principaux sont indiqués par un gros point rouge et encadrés. La célèbre Tsaritsa prend sa source près de l'aéroport Pitomnik pour se jeter dans  la Volga après la traversée de la ville stricto sensu (en grisé sur la carte).

    Goering avait promis au Führer devant l’ensemble des généraux allemands présents, qu’il était capable d’assurer à la VI° armée encerclée un ravitaillement de 600 tonnes/jour. Cette fanfaronnade emporta la décision d’Hitler qui intima à Paulus l’ordre de rester sur place et de se battre jusqu’à la victoire finale. Goering n’était pas sérieux. Dangereux mais pas sérieux. Il avait négligé l’état de sa flotte aérienne, négligé la DCA soviétique et négligé la nouvelle génération de pilotes de chasse formés par l’école soviétique. Au maximum, le ravitaillement fut de 225 T/J. Il ne cessa de se réduire. On arriva à des rations individuelles de 60 grammes de pain et 12 grammes de graisse par jour. Les Allemands abattent et mangent leurs chevaux.

  


Puis tout arrive : le typhus, la mort par inanition, le suicide, le cannibalisme, la folie.

    Les avions allemands qui repartent vers l’ouest sont pris d’assaut par des soldats qui veulent à tout prix sauver leur peau. Certains s’accrochent désespérément au train d’atterrissage. Ils arrivent à 300, 400 m d’altitude. Puis tombent comme des paquets. Gelés.  

"La défaite de Stalingrad" a écrit le général-lieutenant Westphal "plongea dans l'effroi aussi bien le peuple allemand que son armée. Jamais, auparavant, l'histoire d'Allemagne n'avait offert l’exemple d'un tel nombre de soldats périssant d'une manière aussi effroyable" [4].

 

    Le 9 janvier 1943, les Soviétiques font une offre de reddition honorable. Paulus demande encore et toujours à Hitler ce qu’il faut faire. Refus net. L’assaut du 10 janvier - c’est l'opération Koltso - met en jeu toutes les forces soviétiques. 7000 canons ouvrent le feu. Tous les anciens points de fixation sont repris un à un : Mamaïev, la gare centrale, Barricades, Octobre rouge, Tractorny… le 31 janvier Paulus est découvert et fait prisonnier. Le 2 février 1943, sans autorisation d’Hitler, il capitule.   








BILAN

    J’emprunte celui de Jean-Paul Scot, historien


    "Alors qu’Hitler décrète trois jours de deuil national en Allemagne, les Alliés, les résistants et les communistes du monde entier témoignent de leur reconnaissance au peuple soviétique. Bien avant la victoire, l’Humanité clandestine salue l’Armée rouge et appelle tous les résistants à l’unité et à l’action. Désormais l’espoir a changé de camp.

    La coalition des Nations unies en est renforcée. Le 21 février, le roi George VI d’Angleterre déclare que «la ferme résistance de Stalingrad a changé le cours des événements» et offre une épée d’honneur à la ville héroïque en témoignage de l’admiration «de tout le monde civilisé». Le président Roosevelt salue ses «valeureux défenseurs» dont «la victoire glorieuse a représenté un tournant dans la guerre des nations alliées contre les forces de l’oppression». Stalingrad soude plus que jamais les Alliés jusqu’à Yalta.

    En position de force, Staline se permet de faire quelques concessions diplomatiques. Après l’opération «Torch» en Afrique du Nord, il ne réclame plus aussi fortement l’ouverture d’un second front en Europe, et il ne dénonce pas encore le danger d’une paix séparée à l’Ouest. L’essentiel est alors pour lui d’obtenir le plus d’aide matérielle possible car l’URSS continuera longtemps à supporter l’essentiel du poids de la guerre contre l’Allemagne nazie (cf. 1ère partie de l’article, JPR). Mais s’il s’est engagé à dissoudre officiellement l’Internationale communiste, c’est moins pour rassurer ses alliés sur les objectifs des Partis communistes européens que pour ne pas cautionner la stratégie politique de Tito en Yougoslavie. Stalingrad a eu cependant des effets ambivalents à moyen terme. Staline s’est attribué tous les mérites de Joukov et sera gratifié du titre de «plus grand stratège de tous les temps» et de «guide suprême». Le culte de sa personnalité prend des dimensions inimaginables masquant sa responsabilité dans la désorganisation de l’armée depuis 1937 et les désastres de 1941. Khrouchtchev, dernier commissaire politique à Stalingrad, lui en fera reproche en 1956.

    Staline n’a pas compris les véritables raisons des succès de l’économie de guerre soviétique manifestes dès Stalingrad. Voznessenski, le président du Gosplan depuis 1938, avait mis en œuvre la décentralisation des décisions, les relations directes entre entreprises, la mobilisation morale des ouvriers, le développement de la production familiale dans les campagnes (souligné par moi, JPR). Dès 1945, il s’opposa au retour aux plans quinquennaux bureaucratiques d’avant-guerre, mais il sera condamné et exécuté en 1948. Staline et les militaires imposeront à nouveau une priorité absolue à l’industrie lourde au nom de la défense du camp socialiste et de la « mémoire de Stalingrad» "[5].

L’hommage de Grossman [6]

Un soleil d'hiver brille au-dessus des tombes collectives, au-dessus des stèles improvisées. Les morts dorment sur les hauteurs des collines, près des ruines des ateliers d'usine, dans des ravins et des combes, ils dorment là où ils se sont battus et leurs tombes se dressent près des tranchées, des casemates, des murs de pierre percés de meurtrières qui n'ont pas cédé à l'ennemi, comme un monument majestueux à la simple loyauté payée au prix du sang. Terre sainte ! Comme on a envie de conserver à jamais dans la mémoire cette ville nouvelle, qui a donné aux siens une liberté triomphale, cette ville qui a surgi au milieu des ruines. Comme on a envie de se pénétrer de tout cela, les logis souterrains avec leurs cheminées fumant au soleil, les lacis de sentes et de voies nouvelles, les lourds mortiers dressant leurs fûts au milieu des casemates et des tranchées-abris. Cette ville avec des centaines d'hommes en vestes matelassées, en capotes, en chapkas à oreilles, des hommes occupés au travail de la guerre qui ne connaît pas le repos, qui portent des bombes comme on porte du pain, sous le bras, qui épluchent des pommes de terre auprès de la gueule pointée d'un canon lourd, qui se chamaillent, chantent a mi-voix, racontent un combat nocturne à la grenade. Tant ils sont grandioses, et tant ils sont quotidiens dans leur héroïsme même


la médaille montre le combattant soviétique avec l'arme favorite de Tchouïkov : le grenade (dite "saucisse").

 

 

RÉFÉRENCES VIDÉO ET BIBLIO

 

Excellent narration : http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t8280-stalingrad-massengrab

     Ne pas rater l'émission télévisée de P. Lamche et D. Khamdamov , les Mardi 5 mai et Vendredi 8 mai 2015.

    Il existe une grande émission télé : celle d’Henri de Turenne dans la série « les grandes batailles du passé ». Avec un remarquable commentaire qui donne le souffle épique nécessaire à une telle narration. Voici le lien streaming (mais si le son est bon la qualité  de l’image est médiocre).

http://www.wat.tv/video/seconde-guerre-mondiale-grandes-e97g_2g1eh_.html

Autant acheter via internet l’original à l’Institut national de l’audiovisuel.

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/CPF91008493/la-bataille-de-stalingrad.fr.html

Deux films en streaming sur « Le Chaudron ». Intéressants.

http://www.dailymotion.com/video/xm7vvv_stalingrad-2l3-le-chaudron_webcam#.UQqYxvIcSRI

http://www.dailymotion.com/video/xm834m_stalingrad-3l3-la-debacle_webcam#.UQqm5_IcSRI

livres

Wolfram WETTE, Professeur d’histoire contemporaine à la faculté de Fribourg et professeur honoraire de l’université russe de Lipetsk, « Les crimes de la Wehrmacht », Publié à Francfort/Main en 2002, Paris (Perrin) 2009.

Vassili Grossman, correspondant de guerre de "L’Etoile rouge" organe officiel de l’Armée rouge, Carnets de Guerre, de Moscou à Berlin, 1941-1945, Calmann-Lévy, 2007.  

Danièle Voldman, « les civils, enjeu du bombardement des villes », contribution au colloque sur « La violence de Guerre, 1914-1945 », Éditions Complexe, 2002.

Académie des sciences de l’URSS, Histoire de l’URSS, Éditions du Progrès, Moscou, 1967. (vieux et hagiographique, mais sens simultané de la synthèse et du détail).

L’ HUMANITÉ des débats, vendredi 1er février 2013, Jean-Paul Scot, historien, « Avec Stalingrad, la Seconde Guerre mondiale bascule ». En ligne : http://www.humanite.fr/tribunes/avec-stalingrad-la-seconde-guerre-mondiale-bascule-514283



[1] Extrait de « Stalingrad » par le maréchal Erémenko, Plon éditeur.

[2] Académie des sciences de l’URSS, Histoire de l’URSS, Editions du Progrès, Moscou, 1967.

[3] Extraits de son article consacré à Stalingrad dans l’Humanité, du vendredi 1er/dimanche 3 février 2013.

[4] Maréchal G. JOUKOV, Mémoires, T. 2, Fayard, 1970.

[5] Article de L’Humanité du vendredi 1er février 2013.

[6] Publié dans Krasnaïa Zvezda et intitulé « Aujourd’hui à Stalingrad ». En réalité, Grossman quitte la ville, il a été nommé sur un autre front, toujours comme correspondant de guerre et il en éprouve un immense chagrin.


  Ci-dessus : Kourgane Mamaïev aujourd'hui, avec le monument à la mère-patrie.
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