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Frontières PECO (6° partie) : le pacte germano-soviétique de 1939 et ses implications territoriales.

publié le 25 nov. 2016 à 09:25 par Jean-Pierre Rissoan   [ mis à jour : 27 juin 2017 à 01:05 ]

Mots-clés : polonisme, Pologne ethnographique, partage de la Pologne, ligne Curzon, Ukraine, recensement polonais de 1931


    Voici enfin la partie terminale de cette série sur les PECO. Le pacte germano-soviétique a fait couler plus d’encre qu’il n’y a de l’eau dans la Neva. Les anti-soviétiques, les anti-communistes de tout poil y voient le fondement de leur croyance dans l’identité Hitler-Staline, dans la similitude des dictatures nazisme = soviétisme. Ils peuvent renvoyer dos à dos ces deux régimes à détruire et célébrer la chance de vivre dans une démocratie occidentale si respectueuse des droits de l’homme et du citoyen. Avec Hannah Arendt, ils mettent dans le même sac du "totalitarisme" fascisme et communisme. Ils parlent volontiers du "quatrième partage de la Pologne" en allusion aux trois partages de 1772, 1793 et 1795 après lesquels la Pologne disparaît complètement, victime des trois autocrates de l’Est : le tsar qui est une tsarine, le roi de Prusse et l’empereur d’Autriche.

    Ce faisant ils oublient l’ampleur des massacres génocidaires commis par la Wehrmacht et les SS en Union Soviétique durant la WWII. Ampleur qui a des causes structurelles : le nazisme veut rayer le communisme de la surface de la Terre et veut aussi éclater l’URSS et la modifier dans le sens du traité de Brest-Litovsk (mars 1918), traité léonin que les nazis n’ont pas oublié [1]La paix de Brest-Litovsk, 3 mars 1918. Le pacte de 1939 dans ces conditions apparaît comme éminemment conjoncturel, c’est une tactique, une mesure dilatoire : gagnons du temps avant de passer à l’acte, le vrai, à savoir l’anéantissement.

    C’est oublier également qu’un esprit honnête ne peut pas parler du pacte de 1939 sans parler aussi des accords de Munich de septembre 1938. Accords qui ont précipité l’entrée en guerre, la France ne respectant pas ses engagements pris en 1925 (Locarno) à l’égard de la Tchécoslovaquie. La conférence de Munich a eu lieu sans tenir compte de la S.D.N., sans la présence de la Tchécoslovaquie – pourtant principale intéressée – accessoirement aussi sans la Pologne – qui participera au festin du dépècement tchécoslovaque – et, surtout sans l’URSS. Les accords laissent les mains libres à Hitler. Il faut dire ici le rôle trouble de l’Angleterre dont toute une partie de l’establishment recherche l’apaisement avec les nazis. "Remains of the day" de James Ivory (1993), les VESTIGES DU JOUR. Quant à la France, le pacifisme y est un pro-pétainisme, un pré-pétainisme, le traité d’amitié de 1935 avec l’URSS n’a pas été suivi des avenants militaires ce qui le vide de sa substance, surtout – ce qui est le cas – si ceux qui la dirigent sont anti-soviétiques, on y préfère "plutôt Hitler que Blum". Les manœuvres de Lord Halifax durant l’été 1939, censé signé un accord avec Moscou, ne font qu’aggraver l’inquiétude soviétique.

 

Les sources

    Je vais exploiter une source principale : l’article de Benjamin GORIELY, "L’Union soviétique et la Pologne", paru dans Les frontières européennes de l’U.R.S.S, 1917-1941 qui est un recueil d’études sous la direction de J.-B. Duroselle.[2] Les autres sources citées à la fin de la 5° partie de ce travail ont également été exploitées. Je vous y renvoie. Qui est Benjamin GORIELY ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas historien. C’est un intellectuel écrivain, né à Varsovie en 1898. Il est donc au départ citoyen russe – il est russophone – mais il parle aussi le polonais et le yiddish. Après avoir participé à la révolution de 1917, il quitte la Russie durant les années vingt pour s’installer à Bruxelles. Il y travaille avec les intellectuels écrivains révolutionnaires puis vient s’installer à Paris. C’est un amoureux de la langue française et il se spécialise dans la traduction du français en langue russe. Dans les années 50’, il est attaché de recherche à la Fondation nationale des Sciences politiques (F.N.S.P.) dirigée par le prestigieux Jean-Baptiste Duroselle, anti-marxiste notoire et encore plus anti-soviétique. C’est là qu’il publie son article de 90 pages sur les frontières européennes de l’URSS. Il meurt en 1986.

    Autre source précieuse, une petite brochure signée d’un nom mystérieux, ALIUS [3]. Il s’agit d’un tiré-à-part du numéro de la revue Suisse contemporaine paru en mai 1944. C’est parfaitement documenté et le ou les auteurs adoptent un point de vue disons…neutre (d’ailleurs, Goriély s’en sert comme source). Cet article qui précise l’état de la question s’explique par le fait que la victoire approche et que, à nouveau, Russes et Polonais – en l’occurrence le gouvernement polonais en exil, celui de 1939, avec lequel les Soviétiques ont rompu leurs relations – s’affrontent sur le tracé de la frontière orientale de la Pologne, la nouvelle frontière polono-soviétique. Ligne Curzon ou pas ? C’est d’ailleurs le nom de cette petite brochure "la Ligne Curzon".

    Je ne cite pas tout le reste (voir la webographie et les notes infrapaginales).

Qu’est-ce que la Pologne ethnographique ?

     Cette excellente carte [4], publiée en 1917, avant la paix de Brest-Litovsk, montre la base historique du polonisme, c’est-à-dire du peuplement polonais. Elle est intitulée "la Pologne à la mort de Boleslav (1138)". Pour l’essentiel, il recouvre les bassins-versants de la Vistule et de l’ Oder. Ce qui correspond à un peuplement rationnel de l’espace physique. La carte du relief de la "Pologne du Congrès (de Vienne, en 1815)" est visible dans la troisième partie de ce travail. FRONTIERES DES PECO (3ème partie) : LA FRONTIERE GERMANO-POLONAISE DE 1920. Évidemment des choses ont changé. Ainsi, la Silésie (haute et moyenne parties de l’Oder) est peuplée d’Allemands sans que la présence de Polonais ait disparue, une antenne s’est peuplée en direction du Nord vers le fleuve Niémen. Mais on voit nettement que les bassins de la rivière Prypet (Biélorussie actuelle) et la haute vallée du fleuve Dniestr (Ukraine actuelle) ne sont pas concernés par le peuplement polonais.     Effectuant la critique scientifique d’un atlas de la Pologne édité (1916) par les Associations polonaises d’Épargne et de Crédit, conception dirigée par Eugène de Romer, De Martonne est amené à écrire que "le territoire du bloc polonais homogène a comme limite, vers l’Est, à peu près celle du bassin (versant) de la Vistule [5]". Ce qui ne l’empêchera pas d’accepter, en tant qu’expert convoqué au Congrès de Versailles, d’accepter une limite tracée 200 km plus à l’est. En 1917, après la révolution de février en Russie, le gouvernement provisoire russe fit une déclaration dans laquelle il annonçait son acceptation d’un État polonais indépendant après la guerre. Cette déclaration fut reçue ainsi par le Conseil d’État provisoire de Varsovie : cette déclaration "ne tranche pas le différend polono-russe séculaire touchant les vastes pays situés entre la Pologne ethnographique (sic) et la Russie, pays qui depuis des siècles ont suivi les destins de la Pologne". Il y a donc bien, selon les Polonais eux-mêmes, l’ethnie et les autres.

  

 La carte ci-contre (home made) exploite le fond de carte du document de De Martonne (cf. 1ère partie). En bleu, les frontières de 1921. La ligne rouge sépare les régions véritablement polonaises et les autres, c'est grosso modo, la ligne Curzon. Le "P" indique la forteresse de Premszyl mouillée par le San (affluent de la Vistule, frontière naturelle entre les Polonais à l’ouest et les Ruthènes à l'est). En vert le réseau fluvial de la Vistule et de la Warta, colonne vertébrale du peuplement historique polonais. Entre les deux cartes, huit siècles nous contemplent.

    Une autre reconnaissance explicite par les Polonais eux-mêmes de la validité de la ligne Curzon est exprimée lors de la conférence de Spa (voir la 5° partie). Nous sommes en juillet 1920, l’Armée rouge de Trotski est aux portes de Varsovie, les Polonais envoient au plus vite une délégation à Spa où se tient la conférence des Ambassadeurs. On sait que c’est à ce moment qu’intervient Lord Curzon qui propose la ligne qui portera son nom et que les Polonais acceptent (c’est moi qui souligne). Alius fait observer : "Un auteur français, M. René Martel, note à ce propos : Ainsi, à la veille de la débâcle, les Polonais renonçaient aux territoires ethniquement ukrainiens et lituaniens, à la Galicie, à la Volhynie, aux gouvernements de Vilno et de Grodno" (René MARTEL, agrégé de l'Université, La Pologne et nous, Paris 1928, page 153) [6].

    La Pologne ethnographique est une notion aux antipodes de la conception française de la nationalité fondée sur le droit du sol et l’acceptation du "référendum de tous les jours" (Renan) qui fait répondre "oui" au désir de vivre dans ce pays. Mais pendant très longtemps, il n’y eut aucune structure étatique établie à l’exception de la Russie et de la Prusse puis du 2ème Reich. L’État polonais a disparu à la fin du XVIII° siècle, la Biélorussie n’existait pas en tant qu’État, l’Ukraine non plus d’ailleurs. L’article précédent (5° partie) a essayé de montrer l’extraordinaire difficulté à tracer une frontière dans cette immense et séculaire zone de brassage. Comme l’écrit Yann Richard, spécialiste de la Biélorussie, il fallait à un moment donné "tailler dans le vif", c’est-à-dire accepter que quelques villages de la population X soit laissés dans l’espace du pays Y et inversement.

    Mais des considérations extérieures sont intervenues dans le travail de la commission. Il s’agit d’une part de considérations stratégiques visant à donner à la Pologne un réseau ferroviaire cohérent lui permettant de mobiliser ses troupes ; d’autre part, s’il n’est pas possible de l’abattre, de refouler la Russie soviétique le plus loin possible en créant une ligne nord-sud d’États-tampons.

    C’est pourquoi, la Pologne dessinée au traité de Riga, 1921, après la victoire fortement désirée par l’armée française présente sur les lieux, commandée par le général Weygand, fondamentaliste catholique très à l’aise au sein des Polonais, victoire contre l’Homme-au-couteau-entre-les dents, la Pologne de Riga, donc, ne ressemble pas du tout à la Pologne ethnographique.

Qui habite dans l’État-tampon à l’Est de la Pologne ethnographique ? (les Kresy)


Il devrait être facile de le dire puisque les Polonais ont effectué, en 1931, un recensement général de la population dans les limites qui lui sont reconnues, c’est-à-dire Riga 1921. La carte ci-contre est établie en respectant les données du recensement polonais et donne la structure de la population par voïvodie en usant de la technique du cercle. Malheureusement, ce recen-sement est vivement critiqué sauf par les Polonais d’extrême-droite et de droite-extrême particulièrement nombreux sur le net et sur Wikipédia notamment.

Tous les États pluri-ethniques dont l’union des populations ne repose pas sur un libre consentement falsifient plus ou moins les chiffres pour montrer que l’ethnie dominante est largement dominante. La Pologne des colonels n’échappe pas à cette règle. Voici quelques reproches glanés ici ou là.

-          Le recensement ne recense pas les minorités nationales (contrairement à celui de 1921) mais calcule le nombre des pratiquants des religions et la "langue maternelle" des habitants.

-          Tous les militaires, de carrière ou de conscription, ont été déclarés Polonais.

-          Tous les Juifs parfaitement bilingues ont été déclarés Polonais. Leurs parents parlant le polonais, cette langue était donc leur langue maternelle. Cela concerna 381.000 personnes.

-          L’identité Catholiques = Polonais n’est pas entièrement justifiée. "Il y avait de 700 à 750.000 catholiques qui appartenaient aux minorités nationales" (Goriély). Parmi eux beaucoup de Biélorusses.

-          Le plus drôle est l’apparition de la catégorie des tutejszy. Goriély, parfait polyglotte, raconte "Les paysans biélorussiens primitifs, qui à la question "de quelle nationalité ?" répondaient "d'ici", ont été mis dans une rubrique à part, les tutejszy" ce qui en polonais signifie d'ici. Cela concerne surtout la voïvodie de Polésie (VIII sur la carte) dont 63% de la population est d’ici. Ce sont en réalité des Biélorussiens. La carte reprend le mot tutajsi (en bas, à gauche).

-          Les agents du recensement ont distingué, pour la langue maternelle, ceux qui parlent Yiddish et ceux qui parlent Hébreu. Est-ce bien raisonnable ? Il y a certes des raisons objectives mais surtout cela affaiblit le nombre de Juifs.

-          De la même façon, ont été distingués les Ruthènes et les Ukrainiens. L’appellation Ruthène était réservée aux slaves de la partie orientale de la Galicie sous domination autrichienne, à l’est de Przemysl (cf. carte de la 3° partie). A l’ouest habitaient les Polonais. Ruthène est synonyme d’Ukrainien. Mais, ainsi, le nombre d’Ukrainiens est abaissé par un artifice.  

Certains nostalgiques de la Grande Pologne s’aventurent à écrire : " A la fin de la (deuxième) guerre, après que le Kremlin fut devenu l’allié des Anglo-saxons, Staline réaffirma son souhait de voir la frontière Curzon établie officiellement. Roosevelt et Churchill se chargèrent d’accéder à son désir en dépit de la perte du tiers de la II° république polonaise que cela signifiait. Ainsi Lvov et Vilno (Vilnius) deux des villes-phares de la culture et de l’histoire polonaises [7], passaient sous la souveraineté de Moscou. [8] Il est, en effet, fréquent que les villes, surtout les plus grandes, étaient peuplées en majorité de Polonais de souche ou d’adoption. Mais concernant Lvov, Goriély cite Temperley [9] lequel, usant d’une métaphore maritime où Lvov est une île, écrit qu’elle se trouve "au milieu d’une mer ruthène". Les Ruthènes étant des Ukrainiens. Il est assez grossier d’écrire que la Pologne perd le tiers de son territoire à l’Est de la ligne Curzon. Pour la simple et bonne raison que ces territoires n’étaient pas polonais [10]. Ils ont été acquis par la force militaire de l’impérialisme franco-polonais, avec un Clemenceau qui parla de la stratégie du "fil-de-fer barbelé" frontière des Etats-tampons. Dira-t-on que l’Allemagne a perdu une partie d’elle-même avec l’Alsace-Moselle revenues à la France ?

  Les cartes suivantes ont été établies par Paul Dziemiela, analyste à Eastern Research Group, Inc.



L'acte du 17 septembre 1939
   Voici d'abord une brève chronologie des évènements :

29 juin : Échec des pourparlers pour la constitution d’une alliance anglo-franco-soviétique contre l’Allemagne.

26 juillet : L'Allemagne propose à l’Union soviétique la signature d’un pacte de non-agression.

23 août : Signature à Moscou du pacte germano-soviétique d'une durée de dix ans. Un protocole secret détermine les zones d’influence soviétique et allemande en Europe de l’Est et notamment la récupération par l’URSS des terres biélorusse et ukrainienne abandonnées au traité de Riga en 1921.

1er septembre : L'Allemagne attaque la Pologne sans déclaration de guerre. Début de la campagne de Pologne qui se termine le 6 octobre 1939.

8 septembre : Début du siège de Varsovie qui se termine le 28 septembre 1939.

16 septembre : l’Union soviétique informe la Pologne que l'Armée rouge entrera à l'est du pays le 17 septembre, afin de "protéger les minorités ukrainiennes et biélorusses". (Rappelons que l'URSS -union de 12 républiques à cette date- comprend la RSS d'Ukraine et la RSS de Biélorussie).

17 septembre : Les troupes soviétiques, conformément au protocole secret du pacte germano-soviétique, avancent jusqu’à la rivière Bug (Brest-Litovsk) et autres frontières prévues par la ligne Curzon (sauf Bialystok donnée à l'URSS (11)) .

 On pouvait, certes, imaginer que l'URSS récupère ces/ses terres, perdues à Riga sous la menace, de manière plus élégante. Mais la situation en août-septembre 1939 est extraordinairement stressante même pour les hommes politiques les plus endurcis.  Deux éléments ont été déterminants : la rapidité de l'effondrement polonais, il faut une petite semaine à l'armée allemande pour arriver à Varsovie et occuper militairement la Pologne occidentale -la plus peuplée - ;  deuxième élément : l'arrivée de la Reichswehr à la frontière soviétique de 1921 est également une question de jours. Le gouvernement polonais n'a plus aucune prise sur le réel. En récupérant ces territoires, l'URSS gagne 200km de profondeur stratégique.



[1] Ce traité donnait, par exemple, l’Ukraine et la Biélorussie au Reich allemand La paix de Brest-Litovsk, 3 mars 1918

[2] Cahier de la F.N.S.P., n°85, Armand Colin, Paris, 1957, p. 207-296.

[3] ALIUS, "La ligne Curzon", éditions de la Baconnière, Neuchâtel (CH), 1944, 78 pages. Répétons que Goriély cite Alius dans son étude. Cela montre assez la qualité de la publication helvétique.

[4] This is an illustration from Political History of Poland written by E.H. Lewinski-Corwin and published in 1917.

[5] "La répartition des Polonais (planche IX) et des catholiques (planche X) offre deux images qui se complètent et permettent de comprendre un peu les données parfois d'apparence fantaisiste des recensements russes. Le territoire du bloc polonais homogène a comme limite, vers l'Est, à peu près celle du bassin de la Vistule. L'extension plus ou moins sporadique des éléments polonais est en rapport avec la densité plus ou moins forte de la population et la richesse plus ou moins grande du pays. Elle va singulièrement plus loin au Sud, dans la fertile Galicie ; elle s'arrête à la région forestière et marécageuse du Pripet". Annales de géographie, tome XXIX, 1920.

[6] En fait, de débâcle il n’y eut pas, grâce à l’armée française et à l’intercession de la Vierge Marie (sic), la contre-attaque polonaise mènera à la paix de Riga où les Polonais exploiteront leur avantage militaire pour prendre des territoires à l’Est de la ligne Curzon.

[7] Voir ce que dit Beauvois sur Vilnius. Page 318

[8] Christophe DWERNICKI, "Géopolitique de la Pologne, Éditions COMPLEXE, 2000, 143 pages.

[9] Temperley est l’auteur d’une massive "Histoire de la conférence de la Paix de Paris", Londres, 1924.

[10] Ils n’étaient pas "indiscutablement polonais" comme le demandait le président Wilson dans son point 14 (indisputably Polish population –sic-).

[11] Notez qu'en 1815, à Vienne, la Pologne redécoupée ne comportait pas Bialystok intégrée à la Russie -voyez les cartes dans ce dossier-.




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