LES TUDOR : le règne d’Elisabeth, apogée de la dynastie

publié le 12 sept. 2014 à 06:49 par Jean-Pierre Rissoan   [ mis à jour : 13 oct. 2016 à 07:40 ]

    Élisabeth Ire par un artiste inconnu, vers 1575La politique de la reine Élisabeth Ière offre une belle continuité avec celle de ses père et grand-père. Le rôle de l’argent, des rapports monétaires se substituant aux rapports d’homme à homme comme sous la féodalité, ce rôle est de plus en plus prégnant. Surtout, l’Angleterre réformée devient un "mouton noir" dans l’Europe catholique contre-réformée. Il ne faut pas - en termes stratégiques du côté anglais - que ni l’Irlande ni l’Écosse servent de bases arrières aux armées papales fournies par le roi-très chrétien (le Français) ou le roi-catholique (l’Espagnol). Pour sauver sa première révolution, l’Angleterre doit donc mener une politique irlandaise et écossaise conséquente, ce qui n’indique rien de bon pour les deux peuples, surtout l’irlandais, martyr des nations.

    Mais commençons par ce qui concerne le plus les Anglais : l’argent

 

L’ARGENT EN PREMIÈRE LIGNE

    Les hommes élisabéthains vouaient à l’argent un culte zélé.

"Argent ! ", dit un couplet du temps cité par Chauviré, "le favori, la source de toute joie ; argent ! le remède qui guérit tous les maux ; argent ! le bijou que chacun garde dans son trésor ; argent ! l’idole qu’adorent les femmes... ".

"Tous, avec un désir acharné, sont à la chasse de l'argent, gens d'affaires qui lancent les sociétés par actions, gens de cour à tâcher d'attraper un monopole : les uns comme les autres, et la reine elle-même, pour faire plus vite fortune, à risquer encore, bien plutôt qu'entasser. Entre un placement et une spéculation, leur choix est fait : tellement joueurs que les "aventuriers" s'embarquant pour les mers lointaines s'assurent à l'envers ; ils déposent une somme, à fonds perdu s'ils ne reviennent pas, rentable au quintuple s'ils reviennent ; ils jouent leur chance à cinq contre un. L'argent, ils en usent pour le parier encore, le jeter à servir des projets, des curiosités, des fantaisies, de la vanité, des rêves. A côté de fabuleuses fortunes (…) on rencontre la ruine de ceux qui ont joué et perdu, pour la découverte scientifique, pour une chimère flatteuse (…). C'est pourquoi leur corruption, qui est certaine, éveille un sourire d'indulgence" [1]. "L’individu a découvert que dès ce temps-là la vraie puissance, c'est l'argent. Les grands seigneurs encore à demi-féodaux du Nord, les Percy et les Dacres, qui ont des hommes et point le sou, font creuse figure ; les autres, Bedford, Leicester, qui font de l'argent, ont un autre poids".

    De là cette cupidité, commune certes à toutes les classes, mais plus claire encore chez celles qui donnent le ton, noblesse, cour, négoce. L’entrepreneur élisabéthain est un homme pressé, il sait déjà que time is money. Dans l’excellent film Shakespeare in love [2], on constate que le mode de déplacement dans le Londres d’Élisabeth est la course à pied. On ne marche jamais. On y voit également l’illustration de l’affirmation de Christopher Hill selon lequel "le capitalisme s’infiltra dans tous les secteurs y compris l’industrie des loisirs". Shakespeare est soumis à la contrainte de rentabilité qu’exige son commanditaire, Mr Henslowe. Shakespeare in love (Shakespeare et Juliette) John Madden, 1999.

"Ce qui enrageait Latimer [3] et ses amis contre les nouveaux riches de leur temps, c’était moins la misère proprement dite (…) que la répudiation des principes par où, semblait-il une société humaine se distingue d’une meute de loups. (…). Pour une société religieuse, le but de l’activité humaine est non pas la satisfaction des désirs mais l’accomplissement des obligations imposées par Dieu. Les parvenus, eux, réclamaient un droit de propriété absolu, et qui n’entrainât aucune responsabilité parallèle"[4].

    On sait que Thomas More s’était insurgé contre les "moutons qui remplacent les hommes". Mais le développement des enclosures est inéluctable. "Par deux fois, le Parlement prohibe la clôture ou, du moins, son extension, En vain. La loi du profit joue et prévaut". Ce comportement économique se poursuit et le pasteur Harrison peut s’indigner…

"devant l’insigne accroissement en nombre des gens trouvant l’élevage des bestiaux qui est nécessaire bien préférable à l’augmentation de l’humanité qui est superflue. De tels hommes sont semblables au pape et au diable"

… il n’arrêtera pas la mise en œuvre de la loi du profit.

    En Angleterre, sous Élisabeth, tout le monde gagne de l’argent. Ou tâche de le faire. Non pas seulement ceux dont c’est le métier et l’affaire, mais tous, la gentry, la noblesse, la reine –femme d’argent (sic) [5]- . Au rebours de la France, trafiquer n’y déroge pas à noblesse.

"Il s'élevait par spéculation, péculat, piraterie, des fortunes démesurées; et le spectacle de cet argent qui, une fois acquis, bien ou mal, donnait tout, rang, faveur, titre, honneurs, ne pouvait manquer d'être démoralisant. Les gens n'avaient plus guère de scrupule, et leur manque de scrupule ne scandalisait plus guère" (Chauviré, p.184).

    Shakespeare n’eût pas été un génie s’il n’avait pas détecté ce rôle moteur mortel de l’argent. Ainsi dans La vie de Timon d'Athènes (1608) :

"De l'or ! de l’or jaune, étincelant, précieux!... Ce peu d'or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l'infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche... Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l'oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; c'est lui qui pousse à se remarier la veuve éplorée. (…). Allons, métal maudit, putain commune à toute l'humanité, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations (...) 0 toi, doux régicide, cher agent de divorce entre le fils et le père, brillant profanateur du lit le plus pur d'Hymen, vaillant Mars, …, toi dieu visible qui soudes ensemble les incompatibles et les fais se baiser, toi qui parles par toutes les bouches et dans tous les sens, pierre de touche des cœurs, traite en rebelle l’humanité, ton esclave, et par ta vertu jette-la en des querelles qui la détruise, afin que les bêtes aient l’empire du monde »[ 6].

    Cette citation est le fait d’un lecteur de choix : K. Marx, l’homme du Capital. Marx écrit :

"Shakespeare décrit parfaitement l’essence de l’argent. (…). La perversion et la confusion de toutes les qualités humaines et naturelles, la fraternisation des impossibilités - la force divine - de l'argent sont impliquées dans son essence en tant qu'essence générique aliénée, aliénante et s'aliénant, des hommes. Il est la puissance aliénée de l'humanité" [7].

    Les élisabéthains arrivent en Irlande pour faire fortune. Tels des bêtes qui exigent l’empire du monde. Rien ne les arrêtera.

 ci-dessous : les trajets de DRAKE, le grand navigateur élisabéthain.


LES CONQUISTADORES ANGLAIS EN IRLANDE…

    Il y eut un seul pape anglais dans l’histoire de l’Église catholique. Il se nommait Adrien IV et prit sur lui de faire du roi anglais Henri II le "seigneur d’Irlande" (XII° siècle). Il est vrai qu’à ce moment, tout le monde était catholique. Mais cela renforça de manière irréversible l’idée - géostratégique - que les Anglais avaient des droits sur l’île qui les flanquait à l’ouest. Sous le règne des deux premiers Tudor, le statut de l’Irlande a quelque peu changé. Avec Henri VII, le parlement du royaume d’Irlande - ou ce qui en fait fonction – est subordonné formellement au "roi en son conseil" à Westminster ou au lord-député (représentant de Londres) en son conseil privé de Dublin. Henri VIII quant à lui, prit le titre de "roi d’Irlande" et l’Acte de suprématie fut appliquée à l’Irlande : le roi d’Angleterre était aussi le chef de l’Église irlandaise. Quelle conséquence cela peut-il avoir quand Londres évolue vers la Réforme alors que l’Irlande demeure ne varietur catholique ? Énorme.

    Lorsque l’Église romaine entreprend sa propre réforme avec la réunion du concile de Trente et que les États catholiques se mobilisent soi disant pour lutter contre l’hérésie, l’Irlande devient une pièce du puzzle européen. La France, l’Espagne, le pape, pouvaient envoyer des armées dans l’île qui servirait de point d’appui contre l’Angleterre hérétique. Les comtes du Desmond [8] puis Hugh O’Neill (1540-1616) - "homme politique de classe internationale" (R. Chauviré) - furent le premier irlandais à inscrire leur action dans le grand jeu européen. "Les comtes d’Ulster - base territoriale des O’Neill - proposèrent la couronne d’Irlande à Philippe II (d’Espagne) " écrit Joannon. C’est dire le danger pour l’Anglais.

    Cette guerre irlandaise menée par les Tudor est une guerre de conquête et de rapine - les Merchants Adventurers auraient pu s’appeler conquistadors - et, à la fois, une guerre géostratégique pour prévenir les débarquements des puissances catholiques contre-réformées. Les Anglais avaient tout bonnement l’envie "d’extirper les Irlandais du sol de l’île"… (Sir John Davies, attorney général d’Irlande, cité par Lecky), ce qui, en langue anglaise se dit "root out the Irish". Déraciner. Arracher. Les Anglais n’y parviendront pas, ils n’ont pas débarqué sur une terra nullius, une terre vierge… Mais ils auront bien tout fait pour y arriver, attendons Cromwell. En attendant, justement, un conquérant élisabéthain comme Sir Charles Coote massacre indistinctement hommes, femmes et enfants. A ceux qui lui reprochent "de faire boucherie des nouveau-nés et des enfants en bas âge", il répond : "les lentes deviennent des poux" [9]. Déraciner. Pour l’Américain Stannard (U. d’Hawaï), le fait de s’en prendre systématiquement aux femmes et aux enfants -qui représentent l’avenir et le futur- traduit une politique génocidaire.[10]

 

L’initiative privée en lieu et place de la fonction publique.

    L’origine remonte sans doute au règne d’Élisabeth Ière. Les Anglais ont toujours eu des problèmes avec l’impôt. Pour leur politique extérieure, les Tudor avaient besoin d’argent et donc de prélever un nouvel impôt mais cela passait nécessairement par une autorisation du Parlement qu’il fallait donc convoquer. Cela engendrait un abaissement de l’autorité politique du souverain. Élisabeth contourne la difficulté en faisant appel à l’argent privé pour financer des initiatives publiques.

    "Le goût immodéré pour les relations humaines monétarisées qui se substituent aux anciennes relations féodales d’homme à homme se manifeste même dans le domaine militaire". A court d’argent, soucieuse d’éviter des levées d’impôts qui la rendrait dépendante du Parlement, Élisabeth "afferme la guerre à l’entreprise" (Chauviré). Comment cela ? Les "aventuriers", dirions-nous aujourd’hui "capitaux-risqueurs", s’engagent à rétablir l’ordre en Irlande en finançant eux-mêmes l’expédition. Une fois vainqueurs et l’Irlandais anéanti, ces entrepreneurs de guerre se remboursent par éviction du propriétaire gaélique, se dessinent une propriété du type landlord anglais et, généreux avec le bien des autres, en donnent autant à leurs officiers. Ce sont ces méthodes d’expropriation éhontée, employées par les Warham Saint-Leger, les Carew, les Grenville, les Gilbert, qui provoquèrent la Desmond rebellion (1579-1584). Les Anglo-saxons inventèrent ainsi la gestion privée de la mission de service public. 

    Sir John Perrot, nouveau lord-député, se conduisit comme un tueur. Il "prit un parti, dévasta le pays scientifiquement, brûlant les récoltes, massacrant les troupeaux, seule source de vie pour ces pâtres, organisa la faim". La famille Fitzgerald de Desmond fut exterminée. Les deux millions d’hectares récupérés par les Anglais furent découpés en "seigneuries" pour les entrepreneurs de guerre. W. Raleigh reçut 16.000 hectares. Le poète Edmund Spenser, engagé dans l’armée anglaise, compère de Raleigh mais d’extraction fort modeste, obtint un grand domaine dans le comté de Cork. C’est un vrai élisabéthain.

    La reine arrivait ainsi à ses fins : soumettre l’Irlande, "implanter" des Anglais qui la coloniseront, contrôler géostratégiquement l’île afin d’éviter les débarquements "papistes", espagnols ou français. Le tout sans avoir à débourser la moindre £…(ou très peu).

    Mais l’Anglais est dans son bon droit : c’est Dieu qui l’a choisi.

 

LE THÈME DE L’ÉLECTION : LE MESSIANISME EN ANGLETERRE

 

    Pour imposer leurs réformes, les souverains anglais et leurs idéologues mettent en place des outils de propagande [11].

Lawrence Stone écrit :

"Henri VIII et Élisabeth avaient été l'objet d'une adulation qui devait beaucoup à une grande vague de fond de nationalisme populaire, même si beaucoup de ces manifestations nous donnent aujourd'hui la nausée par le chauvinisme qui les inspire et les basses flagorneries qu'elles adressent au souverain. L'un et l'autre bénéficièrent des théories du droit divin soutenues par les premiers réformateurs protestants, et plus tard des sentiments nationalistes des anglicans".

Henri VIII revendiqua la dignité impériale, « "l’origine britannique de l’empereur Constantin [12] et les fables concernant le roi Arthur constituaient le maigre arsenal sur lequel se fondaient les prétentions du roi" (Haran). L’historiographe officiel de la Cour édita un livre sur ce thème en 1534. Le titre impérial eût donné toute autorité à Henri VIII sur le pape de Rome. Mais Londres fut la seule capitale à y croire quelque peu. Latimer (vers 1485-1555), qui sera évêque de Worcester, fut le premier à parler du Dieu de l'Angleterre.

Les Puritains surtout sont sensibles à ce thème de l’élection, c’est-à-dire à l’idée que Dieu a choisi le peuple anglais, l’a distingué des autres peuples et, donc, en a fait un peuple supérieur et dominant. "Cette conception constitua le noyau des écrits de John Bale (1495-1563), John Foxe (1516-1587) et Thomas Brightman (1562-1607)". Selon Bale, contemporain du roi (1547-1553) Édouard VI Tudor, la réforme calviniste du royaume - réforme menée par la Providence - est l’accomplissement de l’histoire anglaise. Dans son ouvrage, Book of martyrs, Foxe présente le peuple anglais comme le peuple élu qui a reçu la vraie foi des apôtres et l'accession au trône de la reine Élisabeth comme une manifestation décisive de la Providence divine, sauvant la vraie religion pour tous les peuples du monde. Pour Brightman, "la septième trompette de l’apocalypse venait de sonner en 1558 avec l’arrivée au pouvoir de la reine Élisabeth". Les Anglais ne font pas les choses à moitié.

Aylmer, futur évêque de Londres, alla encore plus loin en proclamant : "Dieu est Anglais". C’est, en effet, en 1559 que l’on entend pour la première fois "God is English". Le thème fut repris par John Lyly (1553-1606) en 1580 avec ce péan d'orgueil national : "O paix bénie, ô heureux prince, ô peuple fortuné ! Le Dieu vivant est simplement le Dieu anglais, "Brittain’s God"" Il dit aussi "We little Israel of England" : Dieu est aux côtés de la petite Angleterre comme il fut aux côtés de David contre Goliath. Goliath, c’est l’Espagne.

Sous Élisabeth, Spenser - l’homme de l’Irlande - rédige un grand poème épique dédié à The Faerie Queene qui est une adaptation de la quatrième églogue de Virgile. L’enfant prodigieux attendu serait issu des dynasties rivales de York et de Lancaster et sous son règne se produira le retour du siècle d’or et elle incarnera la déesse Astrée qui établira la paix et la justice universelles. "L’âge d’or" devient sous la plume de Spenser une époque aventureuse d’intrépides voyages et de grandes découvertes. On se met au goût du jour… "Le thème de la vierge Astrée eut un succès foudroyant" nous dit Haran "particulièrement après la victoire sur l’invincible Armada". Preuve manifeste de la supériorité de la Réforme sur l’Antéchrist papal, sur la nouvelle Babylone. Élisabeth fut l’objet d’un véritable culte, c’est la "diva Elisabeth", seconde, juste après la vierge Marie, auprès du Christ. Le naufrage espagnol est tout bonnement l’engloutissement des troupes de Pharaon dans la mer Rouge après que celle-ci se soit refermée derrière les Hébreux. L’Angleterre a été choisie pour établir la Nouvelle Jérusalem sur terre.

    Cette reprise des clichés archéo-testamentaires, cette littérature vont perdurer avec une pointe aigüe lors de la révolution puritaine de 1640. Cromwell se considérant ni plus ni moins qu’un simple outil dans les mains de Dieu. Plus tard, au XIX° siècle, Chamberlain, le maire de Birmingham, leader du parti impérialiste, déclarera au Parlement, ne pas pouvoir parler de la "race britannique, sans un frisson d’enthousiasme". Et le point d’orgue est joué - pour l’instant- par Anthony Blair : "This country is a blessed nation. The British are special, the world knows it, in our innermost thoughts, we know it. This is the greatest nation on Earth. It has been an honour to serve it".

    Revenons à nos moutons si nombreux à cette époque en Angleterre. L’inconvénient du culte de la personnalité, nous dit Lawrence Stone, c'est le problème de la suite : (…) la facture politique de l’exaltation d’Élisabeth fut payée par les Stuart.

 

FIN DE LA DYNASTIE TUDOR

 



[1] Roger CHAUVIRE, "Le temps d’Élisabeth", page 315. Ne dit-on pas que la presse people anglaise est toujours plus bienveillante à l’égard des scandales financiers qu’à l’égard des affaires de mœurs. C’est plutôt l’inverse en France.

[2] John Madden, 1999. Shakespeare et Juliette pour nos amis québécois.

[3] Martyr réformé, brulé vif sous le règne de Marie « la sanglante » (catholique).

[4] R.H. Tawney, historien du XX° siècle, cité par CHAUVIRE, page 146, Le temps d’Elisabeth.

[5] Élisabeth était actionnaire -entre autres choses- d’une compagnie de navigation pour un capital de £40.000.

[6] Acte IV, scène 3, traduction Pierre Messiaen, Les Tragédies, 1941, pages 1035 et 1046. Les mots soulignés en caractère droit le sont par Marx.

[7] K. MARX, Manuscrits de 1844, traduction E. Bottigelli, Éditions Sociales, 1962.

[8] Desmond : nom du Munster occidental, bien situé par ailleurs pour recevoir les navires espagnols.

[9] Les Anglais puritains débarqueront en Amérique avec la même mentalité. Ils combattirent/massacrèrent des Indiens qui, a contrario, avait "un code de l’honneur" qui leur faisait "épargner les femmes et enfants de leurs adversaires", D.E. STANNARD, American Holocaust, page 111. Mais on constate que les Anglais innovent et leur exemple sera repris. Lors de la guerre de 1941-45, sur le front russe, un officier de la Wehrmacht déclara -concernant le meurtre de dizaines d’enfants- que "cette couvée devait être éradiquée". Cf. la thèse de Lindqvist.

[10] Je n’en dis pas plus sur la terreur anglaise en Irlande, me réservant la possibilité de faire un "Nuremberg" de l’impérialisme britannique. (Allusion à Thatcher, amie de Pinochet, qui réclamait un Nuremberg du communisme).

[11] Tout ce qui suit doit beaucoup à A.Y. HARAN, Le lys et le globe, p.94, ainsi qu’à L. STONE, p.131 et suivantes.

[12] Constantin fut proclamé 34° empereur en 306 par les légions de Bretagne, ancien nom de l’Angleterre. 


BIBLIOGRAPHIE

Diachronique

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-          M. POSTAN : des origines au XVI° siècle (pp. 9-227)

-          C. HILL : de la Réforme à la révolution industrielle (pp. 229-503). 

Eric J. HOBSBAWM, Histoire économique et sociale de la Grande-Bretagne, tome 2 : de la révolution industrielle à nos jours, Seuil, L’Univers Historique, Paris, 1977 pour la traduction française, 384 pages.

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XVI° siècle : les Tudors

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Bernard COTTRET (Versailles- St Quentin), Henri VIII, le pouvoir par la force, Payot, Paris, 1999, 464 p.

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Roger CHAUVIRE, « Le temps d’Élisabeth », Marcel Didier éditeur, Paris, 1960, 340 pages.

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