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La révolution allemande de 1918-1919. Ebert, Rosa, Liebknecht…

publié le 30 mai 2013 à 05:36 par Jean-Pierre Rissoan   [ mis à jour : 10 mars 2016 à 04:50 ]

    L’Allemagne va enfin connaître un régime parlementaire fondé sur le suffrage universel dans un système d’économie capitaliste libéral. Cela est dû à la révolution républicaine de 1918 qui mène à l’élection d’une assemblée nationale constituante dont la constitution est mise en œuvre le 14 septembre 1919. Ce régime ne s’achève pas en janvier 1933 avec la nomination d’Hitler au poste de chancelier mais en juillet 1930 lorsqu’ est appliqué l’article 48 de la constitution qui donne tout pouvoir au maréchal Hindenburg d’appliquer les décrets-lois proposé par le chancelier Brüning puis par les successeurs de ce dernier. On ne peut plus, dès lors, parler de régime parlementaire. Juridiquement parlant, on peut parler d’une démocratie de dix ans : septembre 1919 - juillet 1930.

    Mais politiquement, l’espace-temps est encore plus réduit. Tout le monde connaît les coups d’État de Kapp et d’Hitler, les exactions des corps-francs contre le mouvement ouvrier, l’épouvantable inflation de 1923 - l’année inhumaine -, les tentatives révolutionnaires aussi éphémères que dispersées. Ce n’est guère qu’en 1924 que la situation est stabilisée. Elle est remise en cause lors des élections de septembre 1930, où les nazis obtiennent 107 députés avec 18,3% des voix au lieu des 2,3% aux élections précédentes. C’est un bouleversement.

    La démocratie - anti-spartakiste - de 1919 n’aura donc duré que six petites années : 1924-1930. Nouvel échec. Dramatique.

     Il n’est pas possible d’entrer dans le détail des évènements de 1918 et 1919, en Allemagne. Deux faits majeurs émergent de cette période - où la révolution est permanente - faits qui auront des conséquences de longue portée. C’est d’abord la révolution républicaine du 9 novembre 1918 avec l’arrivée au pouvoir du social-démocrate Ebert, c’est ensuite la « Semaine sanglante » de Berlin, en janvier 1919, où les Spartakistes sont militairement éliminés par l’action de Gustav Noske, autre social-démocrate.

lire aussi : Socialisme en Allemagne : Berlin-la-rouge (1871-1933) 1ère partie et Socialisme en Allemagne : Berlin-la-rouge (1871-1933) 2ème partie.

 

A. Ebert, l’homme qui "hait la révolution comme le péché"…

    En novembre 1918, la situation politique en Allemagne est proche de l’anarchie.

    Ludendorff, grand chef d'état-major, avait soumis Guillaume II et exerçait avec Hindenburg une dictature militaire sans partage. Mais la succession de défaites sur le front français ne le rend plus crédible. En octobre, le prince Maximilien de Bade devient chancelier et des ministres démocrates catholiques et sociaux-démocrates - dont Ebert - entrent dans son gouvernement. Politiquement, l’Empire devient parlementaire. Mais qui s’en soucie ? Toute l’Allemagne est en ébullition et la mutinerie des marins de la flotte, dont Kiel est l’épicentre, change la donne. Va-t-on vers une révolution prolétarienne ? Le drapeau rouge flotte sur la mairie de Kiel.

    Tous les conservateurs sont d’accord : seuls les chefs sociaux-démocrates peuvent éviter ce qui est pour eux "le pire" : la révolution "bolchevique". Dans ses mémoires, le prince Von Bülow écrit : "je considère comme un bonheur que le flot de la révolution ait porté (Ebert) à la présidence".

    Le 7 novembre, Max de Bade part pour le Grand Quartier Général afin d’obtenir l’abdication de Guillaume II. Il prend ses assurances : "lutterez-vous à mes côtés pour empêcher la révolution sociale ? " demande-t-il à Ebert. "Je ne veux pas de la révolution, je la hais à l’égal du péché" répond ce dernier. Le 9, Max de Bade annonce sans certitude absolue l’abdication du kaiser, démissionne et désigne Ebert comme chancelier. Un leader social-démocrate, Scheidemann, proclame "la république". Mais peu après Karl Liebknecht, membre de la minorité révolutionnaire du SPD, spartakiste, proclame "la république socialiste". Deux - nouveaux - pouvoirs sont face à face.

    Cette intrusion du vocable religieux -"péché"- dans le discours politique fleure bon son luthéranisme ancestral. Le Grand Réformateur détestait la révolution. Lien : La philosophie sociale de Luther.

 

La collusion Ebert - Groener

    A partir de là, des entretiens permanents vont avoir lieu entre le nouveau chancelier et le nouveau chef d’État-major, le général Grœner, grâce à une ligne téléphonique secrète. "Nous nous sommes alliés contre le bolchévisme", dira plus tard Grœner devant une commission d'enquête. "J'ai proposé à Hindenburg que le Haut Commandement s'allie aux socialistes majoritaires [1], puisqu'il n'y avait pas alors d'autre parti qui eût assez d'influence sur les masses pour rétablir un pouvoir gouvernemental avec l'aide de l'armée". Et Ebert confirmera en 1924 qu'il s'est mis d'accord avec Hindenburg, par l'intermédiaire du général Grœner, "pour former avec son aide un gouvernement capable de rétablir l'ordre". De ce jour (9-XI) auront lieu des communications quotidiennes entre Berlin et le GQG. "Grœner et Ebert discuteront et arrêteront ensemble, aux heures les plus sombres de la nuit, la politique commune de l'armée impériale et du gouvernement des Commissaires du peuple" écrit G. Badia [2].

    Le fruit de ses entretiens est le laisser-faire accordé à la Reichswehr pour mater le courant spartakiste.

    Notons que le vieux fonds culturel allemand remonte vite à la surface du côté des Ebertistes. Je veux dire cette croyance à l’État frédérico-hégélien, neutre, "qui plane dans les airs", au-dessus des classes, servant la patrie et elle seule. On décide ainsi de ne pas toucher à l'appareil d'État des Hohenzollern. Pas un général, pas un ministre, pas un fonctionnaire ne sera destitué. Il en va de même dans la plupart des Länder. A Munich, la proclamation qui instaure la République bavaroise dit expressément : "Tous les fonctionnaires restent à leur poste". Un appel du 8 novembre dit : "Fonctionnaires, maires et gendarmes ! Nous vous demandons de faire respecter l'ordre et d'assurer la sécurité et de remplir votre office comme par le passé" (Badia). La révolution ébertiste est une révolution dans les mots. Ce dont les Allemands sont spécialistes.lien : https://sites.google.com/site/jeanpierrerissoan/articles/histoire-d-ailleurs/allemagne/1848-1849enallemagne2emepartielassembleenatonaledefrancfort

    Tous ces fonctionnaires sont des "sujets de l’Empereur" pour reprendre le titre français du roman d’Heinrich Mann (Der Untertan). Ils détestent la république. Lien Bismarck et l’unité allemande § Noblesse et haute fonction publique

 

B. Quand les Rouges massacrent les Rouges

    J’ai dit comment le social-démocrate A. Bebel avait dénigré la République française, devant Guillaume II, considérée comme la "république qui fusille" lien : https://sites.google.com/site/jeanpierrerissoan/articles/histoire-d-ailleurs/allemagne/aspectsdelasocial-democratieallemandeavant1914.

    Dans ce domaine, la république social-démocrate allemande va montrer son savoir-faire.

    Deux pouvoirs, un moment, se firent face : la république d’ Ebert soutenue par l’armée - l’armée des hobereaux prussiens - et la république de Liebknecht soutenue par les comités d’ouvriers et de soldats. L’affrontement est inévitable. Il a lieu au début de janvier 1919.

«Si l'on en croit les hommes politiques SPD de l'époque et les historiens sociaux-démocrates d'aujourd'hui, écrit Sébastian Haffner [3], l'enjeu était le suivant : République des conseils ou démocratie parlementaire, de la défense contre le bolchevisme et de l'élection d'une Assemblée constituante. Mais tout cela relevait hier, et relève encore aujourd'hui, de la propagande. La vérité est autre. En réalité, il s'agissait purement et simplement de la question : révolution ou contre-révolution ? ».

 

Fusillez les tous !

    Le 13 décembre 1918, Ebert avait déclaré durant les délibérations de l’exécutif : "ça ne peut plus continuer ainsi. Nous nous ridiculisons devant l’histoire et devant le monde entier. Il faut mettre fin aux interventions des conseils d’ouvriers et de soldats". Le point névralgique est Berlin, où 3.000 marins restés pour "défendre la république" protestent contre le non-paiement - non-paiement volontaire, afin de les faire se disperser - de leur solde. Les marins vont jusqu’à pénétrer dans les bureaux de la Chancellerie - dont celui d’ Ebert - pour exiger leur dû. L’armée de l’Ordre tire sur l’armée de la Révolution. Le Cabinet n’est plus formé, dès lors, que de sociaux-démocrates majoritaires. Gustav Noske y fait son entrée [4]. Le 6 janvier il est commandant en chef des troupes gouvernementales. Berlin est alors aux mains des Spartakistes. A l’image de Thiers, en 1871, qui quitte Paris pour mieux pouvoir ensuite l’encercler, Noske quitte Berlin, établit un plan minutieux, confie à chaque Corps franc un secteur déterminé. Un social-démocrate qui utilise les Corps-francs ! ces litières du nazisme…

"Dans Dolhen [5], quartier chic de Berlin où il a installé son QG, Noske met en place le dispositif qui va écraser la révolution. Le fer de lance de la répression sera constitué par les quatre mille hommes du général Maerker. Le prétexte à l'assaut final est fourni par la grève générale et les manifestations monstres organisées par les spartakistes, qui protestent contre la destitution du préfet de police Emil Eichhorn, membre de l'USPD, très populaire parmi les ouvriers [6]. (…). La bataille fera rage pendant trois jours, du 9 au 12 janvier. Samedi 11 janvier, les troupes gouvernementales conduites par le major von Stephani donnent l'assaut à l'immeuble du Vorwärts (organe de la SPD) occupé par les ouvriers révolutionnaires. Trois cents des occupants sont aux mains des soldats qui commencent à les frapper à coups de crosse. Le major von Stephani appelle la chancellerie du Reich. « Que faire des prisonniers ?», s'enquiert-il. «Fusillez-les tous !», lui fut-il répondu. Le major est un officier de la vieille école, il n'obéira pas. Sept prisonniers sont cependant exécutés par la troupe en furie".

    Mais cette semaine sanglante s’achève par deux crimes politiques commis comme par des malfaiteurs mafiosi, l’assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg. On en sait davantage depuis la publication de l’intégralité des mémoires de Waldemar Pabst, en 1995. Qui est-ce ? Pabst est un officier qui termina la guerre de 14-18 dans l’état-major de Ludendorff. Né en 1880, il est un pur produit du second Reich. En 1919, il participe avec fougue à la lutte contre tout ce qui représente, selon lui, la révolution "bolchevique". Lors de la Semaine sanglante, il installe son état-major dans les locaux de l’hôtel Eden, en tant que commandant de la division de la cavalerie de la garde et du corps-franc Mördenzentrale. Là, on lui amène les leaders communistes et révolutionnaires, qui sont interrogés puis assassinés. C’est un tueur.

    Voici une narration de ces évènements décisifs qui marquent définitivement l’histoire allemande.

« Dans les fragments connus aujourd’hui [7], Waldemar Pabst rapporte qu’il avait agi sur l’injonction directe du personnage qui, en janvier 1919, commandait les troupes gouvernementales allemandes, le dirigeant social-démocrate Gustav Noske. S’adressant à Pabst, Noske lui avait en effet clairement demandé d’intervenir contre Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. « Il faut que quelqu’un mette enfin ces fauteurs de troubles hors d’état de nuire », s’était-il écrié. Waldemar Pabst fit alors appréhender Karl et Rosa. Ils lui furent livrés à l’hôtel Eden. Pabst écrit : « Je me retirai dans mon bureau pour réfléchir à la façon de les exécuter. Qu’il faille les tuer, ni M. Noske ni moi-même n’en avions le moindre doute ». Pabst appela Noske au téléphone pour le consulter. « S’il vous plaît, donnez-moi des ordres m’indiquant comment procéder». « Comment ? » répondit Noske, « ce n’est pas mon affaire. C’est au général (probablement von Lüttwitz (8]) de le dire ; ce sont ses prisonniers ». Selon un autre témoignage [9], Pabst aurait objecté qu’il n’obtiendrait rien de von Lüttwitz. Et Noske aurait conclu : « Alors, à vous de prendre la responsabilité de ce qu’il faut faire ».

    Un second document, inédit jusqu’ici, est une lettre que Waldemar Pabst avait écrite à l’éditeur Heinrich Seewald, qui était intéressé à l’éventuelle publication des Mémoires du commandant. (…).

    " Dès leur arrivée à l’hôtel Eden, Karl et Rosa y avaient été accueillis par des hurlements injurieux et par des brutalités. Des coups de crosse de fusil avaient blessé Karl au visage et il saignait abondamment. Après sa communication téléphonique avec Gustav Noske, Pabst rassembla parmi ses hommes deux commandos de tueurs. (…). A quelques minutes d’intervalle, deux voitures enlevèrent les deux prisonniers et se dirigèrent vers le bois du Tiergarten. La première s’arrêta bientôt. Karl fut sommé d’en descendre. Il fut abattu d’une balle dans la nuque. Son corps fut ensuite transporté à la morgue, où on le fit admettre sous la mention : « Cadavre d’un inconnu ». Quant à Rosa, dès le départ de l’hôtel Eden, un coup de feu lui perfora la tempe. Au pont de Lichtenstein, elle fut jetée dans le Landwehrkanal. Son corps ne fut repêché que plusieurs mois plus tard, et l’autopsie ne permit pas de dire si les brutalités, le coup de feu ou la noyade furent la cause du décès. Les assassins ne furent pratiquement pas inquiétés. Six d’entre eux eurent seulement à comparaître devant un tribunal composé d’officiers prussiens qui acceptèrent sans difficulté la version selon laquelle Karl Liebknecht aurait été tué « au cours d’une tentative de fuite », et Rosa, victime d’un « septième homme » inconnu.

    "Gustav Noske qui, entre-temps avait été nommé ministre de la Reichswehr, n’avait plus rien à redouter d’une « enquête » ainsi bâclée. Qu’il ait fallu mettre au compte de Noske l’effroyable répression opposée à la révolution allemande de 1918, nul n’en pouvait douter. Il avait déclaré lui-même à l’époque : "Il faut que quelqu’un soit le chien sanguinaire, et je n’ai pas peur de cette responsabilité". Le dernier article de Karl Liebknecht, écrit quelques heures avant sa mort et intitulé "Malgré tout", accusait d’ailleurs explicitement Noske. Karl écrivait : "La bourgeoisie française a fourni les bourreaux de 1848 et de 1871. La bourgeoisie allemande n’a pas à se salir les mains ; les sociaux-démocrates accomplissent sa sale besogne ; son Cavaignac, son Galliffet s’appelle Noske". Les nouveaux documents rendus publics établissent sans aucun doute possible que Noske aura été l’instigateur direct du meurtre de Karl et de Rosa. (…)" [10].

    Il s’agit, en effet, d’"une brutalisation de la vie politique qui devait façonner en profondeur l’imaginaire d’une génération" [11]  

    Voilà ce dont les leaders sociaux-démocrates sont responsables. Noske, qui vota en 1914 les crédits de guerre avec enthousiasme, qui n’avait que haine pour les socialistes zimmerwaldiens (c’est-à-dire hostiles à la guerre impérialiste), trouve ici de quoi se venger. Il le fait avec des militaires que l’on retrouvera aux côtés ou dans les rangs des nazis. D’ailleurs, après la prise du pouvoir en 1933, Goering le contactera pour un entretien. Il en est flatté nous dit Gilbert Badia. Au même moment, ses "camarades" sociaux-démocrates restés fidèles à l’Idéal commencent à peupler, avec les communistes, les premiers camps de concentration [12].

    Pour compléter le climat délétère de cette période, ajoutons cette précision : Groener, l’interlocuteur privilégié d’Ebert, affirme "qui sont les tireurs de ficelle ? Ici, comme là-bas des Juifs" (cité par Badia). Scheidemann (membre du Conseil des Commissaires[13]), lui aussi, déplore le rôle des "juifs de l’est" dans le mouvement spartakiste. Quelques semaines plus tard, le leader de la révolution bavaroise, Eisner, est abattu par le lieutenant-comte Arco-Valley. Le double assassinat de Berlin a ouvert la série des crimes politiques qui scandent toute l’histoire de la république de Weimar à ses débuts.

    Le ventre est fécond d’où sortira la bête immonde (B. Brecht). …

 lire aussi : Weimar : ni révolution, ni république... (atlas)


[1] Nom donné à la tendance du parti social-démocrate conduite par Ebert, Noske, Scheidemann… Il y a également les « socialistes indépendants » (USPD) et les Spartakistes.

[2] Gilbert BADIA, Histoire de l’Allemagne contemporaine, deux volumes : 1917-1933 ; 1933-1962, Éditions Sociales, Paris, 1971.

[3] S. Haffner, Die Deutsche Revolution, 1918-1919, Éditions Kindler, 1979, cité par Luc ROSENZWEIG, Le Monde, 19-20 février 1989.

[4] On a vu dans un article précédent que c’est lui qui assurait la liaison entre son parti, le SPD et le GQG de Hindenburg et Ludendorff durant la Guerre.

[5] Récit de Luc ROSENZWEIG, il y a soixante-dix ans, la république de Weimar, Le Monde, 19-20 février 1989. Dahlem est situé à cheval sur les arrondissements arrondissement de Steglitz - Zehlendorf (cf. plan de Berlin Socialisme en Allemagne : Berlin-la-rouge (1871-1933) 1ère partie).

[6] Et qui refusait de quitter la préfecture ! Avec un préfet de police comme agent actif, les comités d’ouvriers et de soldats auraient pu s’emparer aisément de tout Berlin. Ce ne fut pas, à cause des divisions et de l’indécision des révolutionnaires. Au contraire, ceux-ci entamaient des négociations avec Ebert qui fourbissait ses armes avec son complice Noske.

[7] Publiés par l’hebdomadaire allemand « Stern » du 12 janvier 1995.

[8] Commandant en chef de la Reichswehr à Berlin, aux ordres de Noske. Participera au putsch fasciste de Kapp

[9] Rapporté dans un livre de Klaus Gietinger, « Eine Leiche im Landwehrkanal », paru en janvier 1993, aux éditions L. Dekaton, à Mayence.

[10] Y. MOREAU, journal l’Humanité du 17 janvier 1995, article disponible sur le net. Cavaignac et Galliffet sont, respectivement, les responsables militaires des massacres des ouvriers parisiens en 1848 et en 1871.

[11] Bernard UMBRECHT, Le Monde Diplomatique, novembre 2008, titre de l’article : « Le fantôme de la Potsdamer Platz ». Umbrecht cite Enzo Traverso, « Le totalitarisme. Jalons pour l’histoire d’un débat », dans Le Totalitarisme. Le XXe siècle en débat, Seuil, Paris, 2001.

[12] Cette politique de Noske rencontra une certaine opposition au sein du SPD. Au congrès de Weimar du parti, 14 juin 1920, plusieurs délégués demandèrent son exclusion.

[13] Gouvernement provisoire de la révolution républicaine. Cf. article Wikipaedia.

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