Primaires US : mode d'emploi

publié le 3 févr. 2020 à 08:12 par Jean-Pierre Rissoan   [ mis à jour : 3 mars 2020 à 09:29 ]

    Les Américains doivent désigner celui - ou celle - qui combattra TRUMP le 20 novembre 2020. Ils vont le faire à l'occasion des élections primaires qui ont lieu dans chaque État mais selon des modalités différentes. (NB. merci à l'Huma et Ch. Deroubaix)
    Voici d'abord une typologie sommaire...
   
    
     ... suivie d'une carte qui à sa façon, montre l'extrême diversité  des États-UnIs qui sont un État fédéral au sein duquel chaque État fédéré est jaloux de sa spécificité. (source de la carte : https://voteforbernie.org/ )


    La catégorie "OTHER" indique les États à primaire "semi-fermée" ; les électeurs indépendants peuvent voter en même temps que les électeurs Démocrates déclarés. Le "pire" est la primaire fermée accessible aux seuls membres du parti démocrate où toutes les magouilles sont possibles par l'appareil du parti. Les militants de Bernie ont dû s'inscrire comme membres du parti démocrate dans ces États pour pouvoir voter.
    Voici maintenant les dates des élections :


    In 2016, Democratic turnout for the Iowa Caucus was 171,000 people. In 2008, when Obama won, it was 239,000. And this year ? en 2016 : 171.000 participants au caucus de l'Iowa (239.000 en 2008 lors de l'élection d'Obama)...
    IL A FALLU DU TEMPS... Mais la vérité -malmenée - est sortie des urnes (?)

    In the (almost) final popular vote tallies—with 99.9% of precincts reporting—Sanders leads Buttigieg by 6,114 votes (43,671 to 37,557) in the first alignment, and by 2,631 votes (45,826 to 43,195) and the final alignment.

POUR LE "SUPER TUESDAY" du 3 mars : un lien intéressant ( a priori )

https://lafranceinsoumise-argenteuil.fr/super-tuesday-super-bernie-super-programme/
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Chartes Voisin spécialiste des États-Unis* :
"Avec Sanders, la gauche prend une place qu'elle n'a jamais eue"
    
    À travers Bernie Sanders, l'aile gauche prend-elle Ie pouvoir au sein du parti démocrate ?
Elle aimerait La gauche prend une place qu'elle n'a jamais eue auparavant Avant, elle était invisible, ne se trouvait que dans une frange du parti. Sanders a fait naître une gauche quasi ex-nihilo, presque à l'Européenne, avec un modèle social étendu. C'est nouveau et on le doit quasiment exclusivement à Sanders. Son impact est considérable.
    La jeunesse l'adule comme une rock-star. Pourquoi?.
Pour plusieurs raisons. Quand on est plus radical, on attire plus les jeunes au profil idéalistes. Sur le climat, il est très ambitieux et les jeunes adhèrent. Il les attire encore plus que Barack Obama, il y a vraiment un fossé générationnel au sein du parti. Sanders représente un contre-choc par, rapport aux années Clinton, Hillary Clinton et Joe Biden ont quand même voté pour la guerre en Irak...    r»
    Ce fossé entre aile gauche et centriste peut-il se combler d'ici la convention démocrate en juillet ?
À la convention, ils vont tout faire pour que ce ne soit pas le grand déballage et éviter un spectacle lamentable. On se demande si
certains démocrates ne préféreront pas Donald Trump à Bernie Sanders. Et je n'exclus pas une candidature de Mike Bloomberg, en indépendant, s'il échoue à la primaire démocrate.
    Si Sanders franchit toutes ces étapes, aura-t-il réellement des chances face à Trump ?
Oui, je le pense. Si l'un d'eux a ses chances, c'est lui. Il y a un enthousiasme derrière lui. Il bénéficie aussi de son infrastructure de terrain de premier plan, mise en place lors de l'élection de 2016. Il est très professionnel. Il sera le seul en mesure de faire se déplacer les démocrates. Je ne sais pas si l'anticommunisme va jouer à plein, mais je pense qu'il a ses chances pour être le 46ème président des États-Unis.
    
    Propos recueillis par Xavier Frère, Le Progrès de Lyon, 3 mars 2020.

* Journaliste, auteur de « Bernie Sanders, quand la gauche se réveille aux États-Unis » (VA éditions)

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